VIH : un 2e cas mondial de guérison

Evrard Martin
Juin 29, 2020

Près de 38 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, mais seules 62% bénéficient d'une trithérapie.

En mars 2019, le professeur Ravindra Gupta, de l'université de Cambridge, avait annoncé que cet homme diagnostiqué séropositif en 2003 était en rémission, n'ayant montré aucun signe d'atteinte du virus depuis 18 mois.

De son côté, le patient de Londres, qui a dévoilé son identité au New York Times, Adam Castillejo, un Londonien de 40 ans originaire du Venezuela, continuera à être suivi régulièrement pour s'assurer que le VIH ne fasse pas réémergence.

Tout comme l'américain Timothy Ray Brown "le patient de Berlin" guéri du virus en 2011, celui de Londres a bénéficié d'une greffe de moelle osseuse en vue du traitement du cancer du sang. En effet, tout comme le premier guéri du SIDA, le patient de Londres avait développé une leucémie myéloïde, ou cancer du sang, induite par l'infection. Presque dix ans plus tard, voici donc le " patient de Londres " qui devient le deuxième cas recensé de rémission.

Le professeur Gupta a déclaré qu'il est important de noter que ce traitement curatif est à haut risque et n'est utilisé qu'en dernier recours pour les patients atteints du VIH qui présentent également des malignités hématologiques potentiellement mortelles.

Plus précisément, Adam Castillejo, infecté par le VIH-1, a donc été allogreffé avec un donneur homozygote CCR5Δ32, sans irradiation corporelle, pour un lymphome de Hodgkin au stade 4B résistant aux multiples chimiothérapies. Il s'agit, en l'occurrence, d'une transplantation de moelle osseuse avec une mutation génétique rare qui empêche le virus de s'installer. Cette dernière modifie les récepteurs membranaires des leucocytes, cellules immunitaires ciblées par le virus du SIDA. L'injection de ces cellules souches mutantes a permis aux deux patients de produire leurs propres cellules sanguines et immunitaires mutées, protégées contre le virus.

Mais il pourrait offrir l'espoir de trouver un remède, à l'avenir, grâce à la thérapie génique. Cependant, ils ont tout de même détecté des "restes " de l'ADN du VIH dans certaines cellules.

Fort heureusement, les médecins ont spécifié que ces traces d'ADN pouvaient être considérées comme des "fossiles ", car il est très peu probable qu'elles permettent au virus de se répliquer.

Mais il a encore des restes du virus dans son corps, tout comme M. Brown. La guérison de Castillejo est une excellente nouvelle qui " signifie que la première guérison (chez le patient berlinois) n'était pas une anomalie ou un coup de chance!

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL