Boeing annonce la fin de la production de son "Jumbo Jet" 747

Xavier Trudeau
Juillet 31, 2020

Le Boeing 747, dont la production va s'arrêter en 2022, est un avion mythique qui a révolutionné le voyage aérien et le tourisme. Sur une base ajustée, la perte ressort à 4,79 dollars (4,07 euros environ) par action, supérieure aux attentes des analystes qui prévoyaient en moyenne une perte de 2,54 dollars (2,16 euros environ), selon les données IBES de Refinitiv.

Boeing, qui a recommencé à produire des 737 au printemps, prévoit, par ailleurs, une augmentation des cadences de production de l'appareil " plus lente que prévu " et anticipe qu'il atteindra 31 appareils par mois début 2022, au lieu de 2021.

Pour Boeing cet épisode pandémique (aux lourdes conséquences sociales avec les centaines de milliers d'emplois détruits) vient s'ajouter aux déboires de son avion vedette 737 MAX, interdit de vol depuis mars 2019 après deux catastrophes aériennes. Le 737 MAX s'est récemment rapproché de son retour dans le ciel avec une série de vols de certification fin juin.

Pour s'adapter au nouveau paysage aérien, le groupe ne produira plus que 6 appareils 787 par mois en 2021 contre 7 prévu initialement et 10 actuellement, ainsi que 2 avions 777 et 777X par mois en 2021 contre 3 prévu initialement et 5 actuellement. Pourquoi l'avionneur a-t-il pris cette décision?

Le chiffre d'affaires de la division consacrée aux services a reculé de 23%. B747 comme A380 pourvus de quatre réacteurs, pouvant embarquer entre 500 et 600 passagers, se sont avérés trop gros, trop énergivores et peu rentables, sauf pour certaines compagnies du Golfe persique qui rachètent les appareils réformés par les compagnies occidentales comme Air France.

Aéronautique Le groupe a perdu plus de trois milliards de dollars au premier semestre 2020. Ainsi la production de des Boeing 787 allaient baisser et passer à six par mois, l'entrée du Boeing 777X est repoussé à 2022 mais la mesure la plus importante est la fin de la production de son Boeing 747.

Du côté des salariés, après une coupe nette de 10% dans les effectifs en 2020 (mises à pied volontaires, attrition et mises à pied involontaires), "nous devrons évaluer davantage la taille de notre main-d'œuvre", poursuit David Calhoun, précisant que "l'impact prolongé du COVID-19 entraîne de nouvelles réductions de nos taux de production et une baisse de la demande de services commerciaux".

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