Des experts alertent sur la transmission du Covid-19 par l'air

Evrard Martin
Juillet 8, 2020

"La possibilité d'une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue".

L'OMS, déjà critiquée pour avoir tardé à recommander les masques, a été accusée de refuser de voir l'accumulation d'indices d'une propagation par l'air du virus qui a tué plus de 500.000 personnes dans le monde en six mois. De là dérivent des mesures de protection comme la distanciation physique, ou le port du masque quand les distances ne peuvent être maintenues.

Si l'OMS déclarait que les risques de transmission du virus par l'air étaient limités, ces recherches vont dans le sens opposé. "Cette lettre, rédigée par les deux chercheurs - Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland (États-Unis) - et signée par 237 autres scientifiques, enjoint les autorités internationales de santé à reconnaître la transmission virale dans l'air".

Toutefois, il est à noter que qu'il n'y a pas de consensus scientifique sur le fait que cette voie aérienne joue un rôle dans les contagions à la Covid-19.

À l'heure où la majeur partie des pays optent pour le déconfinement, il est urgent, selon ces experts, de mieux ventiler lieux de travail, écoles, hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections, tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux, qui tuent les microbes dans les conduits d'aération.

Le CDC européen a expliqué le 22 juin que la climatisation pouvait diluer le virus dans l'air et l'évacuer, mais qu'elle pouvait avoir l'effet inverse si le système de ventilation ne renouvelait pas l'air et le faisait recirculer dans les mêmes pièces.

" Des études menées par des signataires et d'autres scientifiques ont montré au-delà de tout doute raisonnable que les virus sont libérés à l'expiration, parlent et toussent en gouttelettes suffisamment petites pour rester dans l'air et présentent un risque d'exposition à des distances supérieures à 1 ou 2 mètres", indiquent les 239 scientifiques signataires.

Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, on considère comme allant de soi qu'elle se transmet par des gouttelettes respiratoires à la fois dans l'air et par contact.

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