Incendie de la cathédrale : le bénévole du Diocèse a avoué

Claudine Rigal
Juillet 28, 2020

Le bénévole du diocèse de Nantes, originaire du Rwanda, qui avait été interpellé peu après l'incendie de la cathédrale, a de nouveau été placé en garde à vue ce samedi. La veille de l'incendie, il était en charge de la fermeture des portes de l'édifice. Le parquet de Nantes "a ouvert une information judiciaire des chefs de dégradation, détérioration ou destruction du bien d'autrui par incendie et requis la saisine du juge des libertés et de la détention aux fins de placement de l'intéressé en détention provisoire", indique le procureur Pierre Sennès. L'avocat du suspect a également ajouté: "Il est désormais temps aussi, je pense, de passer à un temps d'apaisement, c'est ce qu'il souhaite de son côté, c'est à mon avis ce que de nombreuses personnes souhaitent, et il est important que l'enquête puisse faire en sorte que les droits de chacun soient respectés", tout en ajoutant que son client était "coopérant".

L'homme " a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique", avait précisé plus tôt le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien Presse-Océan.

Ses motivations restent vagues et confuses.

"C'est pour lui un soulagement de faire preuve de repentance".

"Je ne veux pas rentrer dans le débat des questions administratives, ça alimente la fachosphère", a ajouté Me Quentin Chabert. "Je ne veux pas entrer dans le détail du dossier".

"Interrogé à ce sujet, son avocat avait préféré ne pas s'étendre, évoquant " une complexité du dossier " et craignant des commentaires haineux, notamment de la part " de la fachosphère ".

De nationalité rwandaise, "il était venu se réfugier en France il y a quelques années".

Selon nos sources, il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2019.

Il avait épuisé toutes les voies de recours, y compris la commission d'appel des réfugiés, ainsi que le statut d'étranger malade qu'il avait tenté d'obtenir. Y-a-t-il un lien avec son geste?

Il encourt " une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros (environ 234 000 dollars canadiens) d'amende", a précisé le procureur.

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