Le Conseil d'Etat saisi pour exiger un remboursement des voyages annulés — Coronavirus

Xavier Trudeau
Juillet 10, 2020

L'UFC Que Choisir et l'association nationale des consommateurs et usagers ont déposé ce lundi un recours devant le conseil d'Etat pour permettre à tous les usagers dont les voyages ont annulés par le Covid-19, de pouvoir bénéficier du droit au remboursement immédiat. Mais depuis le 25 mars, une ordonnance prise par le gouvernement permet aux tour-opérateurs et aux agences de voyage de proposer aux clients dont le séjour ne peut se réaliser à cause du coronavirus, un bon d'achat ou un avoir valable 18 mois. Cet avoir sera ensuite remboursable en espèce dans les 18 mois, s'il n'a pas été utilisé.

Mais les deux associations de consommateurs rejettent ce dispositif.

En temps normal, la loi impose en effet un remboursement en numéraire. "Il y a donc urgence à permettre effectivement aux consommateurs de choisir le remboursement", ont plaidé l'UFC Que Choisir et la CLCV dans un communiqué commun.

Selon elles, "le secteur des agences de voyages doit avoir accès au crédit de trésorerie garantie par l'Etat".

Coronavirus : le Conseil d'Etat saisi pour exiger un remboursement des voyages annulés
Voyages annulés non remboursés: L'UFC et la CLCV saisissent le conseil d'État

"Ce n'est pas aux consommateurs à sauver les voyagistes par le renoncement de leurs droits ", concluent l'UFC-Que Choisir et la CLCV. "Le raisonnement économique court-termiste de la profession, pourrait d'ailleurs, face à la défiance actuelle, se retourner contre eux sur le plus long terme...", ajoutent les deux associations.

Bien que les discussions se soient effectuées sur la base d'une proposition assez peu réaliste de l'UFC (4) qui a donné lieu à une visio-conférence le 22 juin, EdV et le SETO ont accepté de sortir du cadre de leur engagement initial, limité aux "difficultés financières " afin d'intégrer de nouvelles situations telles que les mutations à l'étranger, le décès...

Nous avons refusé un critère d'âge automatisant une réponse positive à la demande de remboursement et avons proposé un critère médical indépendant de l'âge, validé par un certificat. Sous le prétexte de protéger les consommateurs, les associations de consommateurs affaiblissent leur protection en essayant d'imposer aux voyagistes de rembourser des acomptes pour lesquels ils ont souvent payés les compagnies aériennes - qui ne remboursent pas - et les prestataires à l'étranger. Si les professionnels étaient tenus de rembourser, ils n'auraient pas les moyens de le faire.

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