Soleil : Solar Orbiter " ouvrira une fenêtre sur l'intérieur de la couronne solaire ".

Alain Brian
Juillet 24, 2020

A proximité du Soleil, dans la couronne solaire, la sonde Parker Probe de la Nasa poursuit quant à elle son travail d'investigation La semaine dernière, elle est devenue l'engin le plus rapide jamais construit par l'Homme, en atteignant la vitesse phénoménale de 393.044 kilomètres par heure.

Une telle mission prend du temps pour être formulée, préparée, et pour que ses objectifs précis soient bien définis.

La sonde de l'Agence spatiale européenne (ESA) s'élancera à 23H03 (05h03 heure de Paris) de Cap Canaveral, lancée par une fusée américaine dans le cadre d'un partenariat avec la Nasa.

Ce projet d'1,5 milliard d'euros aura pour principal objectif l'étude du fonctionnement de l'héliosphère, zone d'influence de ces fameux " vents solaires " chargés de particules, une zone fluctuante en forme de bulle étirée (car déformée par le mouvement du soleil) et englobant notre système solaire. Elles sont à l'origine des inoffensives aurores boréales mais peuvent avoir un impact plus grave en affectant les systèmes électriques, pouvant détruire les systèmes de télécommunication des satellites ou perturber les radars dans l'espace aérien. Véritable bijou d'ingénierie et de recherche, Solar Orbiter peut enfin démarrer sa mission. "La sonde Parker a révélé dans les lignes de champ magnétique des motifs plus complexes que nous ne le pensions, ainsi que des liens entre les inversions du champ magnétique et des jets de particules supersoniques alimentant le vent solaire", explique Nour Raouafi, chercheur au laboratoire de physique appliquée de l'université Johns-Hopkins et membre de l'équipe de la mission Parker.

Solar Orbiter embarque six instruments de télédétection et quatre instruments "in-situ", qui prennent des mesures à bord et renvoient les données aux contrôleurs sur Terre.

A quoi ça sert d'en savoir plus sur le soleil? . Solar Orbiter lui donnera des images de contexte. Neuf ont été fournis par l'ESA et un par la NASA. La sonde, en orbite autour du Soleil et protégée par des boucliers thermiques, a réalisé sa 4 approche la semaine dernière et a battu les records à ce moment-là. Les particules solaires énergétiques de haute énergie (SEP) représentent une grave menace radiologique pour les explorateurs humains qui vivent et travaillent en dehors de l'orbite terrestre basse, de même que pour les actifs technologiques tels que les communications et les satellites scientifiques dans l'espace.

La sonde mettra deux ans pour atteindre l'orbite du Soleil, en s'aidant de l'assistance gravitationnelle de la Terre et de Vénus.

Les instruments, eux, se divisent en deux catégories: ceux qui vont observer le Soleil à distance et ceux qui vont mesurer les caractéristiques in situ de l'environnement que traverse la sonde.

La deuxième journée, mardi, sera principalement consacrée au déploiement des huit bras de la sonde dédiés aux expériences scientifiques, un exercice répliquant dans la réalité "des plans de vols exercés pendant des mois", assure-t-il. Sa cousine! En effet une autre mission exceptionnelle a lieu en même temps, celle de la sonde solaire Parker (PSP). En frôlant le Soleil à plusieurs reprises durant les cinq prochaines années, la première sera en mesure de caractériser la matière éjectée de notre étoile. L'ESA avait confié en 2012 au constructeur européen le soin de concevoir Solar Orbiter.

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