Suivez en direct l'audition d'Agnès Buzyn devant la commission d'enquête — Coronavirus

Evrard Martin
Juillet 2, 2020

C'est en substance la question à laquelle ont du répondre trois ex-ministres de la Santé devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui travaille sur la gestion de la crise du coronavirus. "Vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticipé et je ne laisserai pas dire que les services n'ont pas anticipé". Pour elle, l'"anticipation" face à l'épidémie de coronavirus a été "sans commune mesure avec les autres pays européens" et "toujours en avance" par rapport aux alertes des organisations internationales.

Elle a confirmé avoir alerté l'Élysée et Matignon, comme elle l'avait évoqué dans des propos polémiques au Monde à la mi-mars. Agnès Buzyn assure avoir "pressenti" dès le 22 janvier la potentielle gravité de l'épidémie. "J'avais constitué un stock de 1 milliard de masques chirurgicaux, 720 millions de masques FFP2 que j'ai complété, à la fin de la pandémie de grippe, pour assurer à mes successeurs un stock vérifié". Elle a indiqué qu'à son arrivée au ministère en 2012, 730 masques chirurgicaux étaient en stock, il y en avait 754 millions à son départ, sans date de péremption.

La médecin hématologue a en revanche critiqué en creux le rôle de Santé publique France, responsable de la gestion des équipements de protection.

Elle ajoute que ce n'est pas non plus elle qui a pris la décision de détruire les masques jugés non conformes alors que le stock n'avait pas encore été reconstitué.

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