Une baisse inquiétante du taux de vaccination des enfants dans le monde

Evrard Martin
Juillet 20, 2020

En mars, l'OMS a conseillé aux pays de suspendre temporairement les campagnes de vaccination de masse, jusqu'à ce que des mesures efficaces pour réduire la transmission du Covid-19 soient mises en place.

Le Fonds des Nations-Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'organisation mondiale de la santé (OMS) ont mis en garde contre une baisse alarmante du nombre d'enfants recevant des vaccins vitaux dans le monde, exacerbée par la pandémie de la Covid-19.

Le nombre d'enfants susceptibles de ne pas être vaccinés pourrait doubler cette année dans le monde et notamment en Afrique, alertent l'OMS et l'Unicef.

La pandémie a eu des répercussions sur les campagnes de vaccination dans les trois-quarts de 82 pays, selon une étude en ligne réalisée en juin par ces deux agences et l'Alliance pour le vaccin (Gavi).

Ainsi, le taux de vaccination DTP3, qui correspond à la diphtérie, tétanos et à la coqueluche est en baisse sur les quatre premiers mois de 2020.

Richard Mihigo, coordinateur des programmes d'immunisation et de vaccination pour l'Organisation mondiale de la Santé en Afrique, détaille les raisons de ce recul.

La crainte concerne aussi la rougeole: en raison de la pandémie, au moins 30 campagnes ont été ou risquent d'être annulées, avec pour conséquence, de potentielles flambées de la maladie en 2020.

"En raison de ces perturbations et de leurs risques, le directeur général de l'OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus indique: "Les vaccins sont l'un des outils les plus puissants de l'histoire de la santé publique et plus d'enfants sont désormais vaccinés que jamais ".Cependant, il déplore que "[ndlr] la pandémie [ait] mis ces gains en péril".

"La Covid-19 a fait de la vaccination de routine antérieure un défi redoutable", a déclaré de son côté la Directrice exécutive de l'UNICEF, Henrietta Fore, qui a appelé à empêcher une nouvelle détérioration de la couverture vaccinale et reprendre d'urgence les programmes de vaccination avant que la vie des enfants ne soit menacée par d'autres maladies. À l'en croire, "Nous ne pouvons pas échanger une crise sanitaire contre une autre".

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