Deux ans de prison pour cinq influenceuses des réseaux sociaux — Égypte

Claudine Rigal
Août 1, 2020

Le jugement intervient quelques jours seulement après la condamnation par un autre tribunal de cinq Égyptiennes à deux ans de prison pour atteinte aux bonnes mœurs pour des contenus partagés sur TikTok.

Une influenceuse égyptienne a été condamnée mercredi 29 juillet à trois ans de prison pour " incitation à la débauche " après la publication de vidéos sur le réseau de partage de vidéos TikTok.

Outre les deux ans de prison, les cinq femmes, qui sont toutes en état d'arrestation, doivent payer chacune une amende de 300.000 livres égyptiennes (près de 16.000 euros), indique l'agence. Arrêtée en avril, Haneen Hossam, qui a 1,3 million d'abonnés sur TikTok, avait publié. Depuis la promulgation de ce code, plusieurs femmes influentes sur les réseaux sociaux dans le pays ont déjà été condamnées pour " incitation à la débauche ". Une dizaine d'influenceuses ont été prises pour cibles ces derniers mois en Égypte, où le taux de pénétration d'internet est de plus de 40% parmi les 100 millions d'habitants. Haneen Hossam avait publié une vidéo dans laquelle elle assurait à ses abonnés que les filles pouvaient "se faire de l'argent en travaillant avec elle". Mawada al-Adham avait principalement publié des vidéos parodiques de chansons populaires. "Nous verrons ce qui se passera en appel", a déclaré Intissar al-Saeed, avocate qui défend certaines des plaignantes.

Depuis 2018, l'Égypte a imposé de strictes restrictions sur l'usage d'internet, dont une loi permettant de bloquer les sites et les comptes dotés de plus de 5 000 abonnés sur les réseaux sociaux, s'ils présentent une menace pour la sécurité nationale.

" Il y a une révolution technologique en cours et les législateurs doivent en tenir compte", a expliqué à l'AFP l'avocat Tarek al-Awadi.

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