Facebook lance Reels sur Instagram pour concurrencer TikTok

Xavier Trudeau
Août 6, 2020

Alors même que Donald Trump menace d'interdire l'application chinoise TikTok, qui pourrait se faire racheter par Microsoft pour continuer d'exister outre-Atlantique, Facebook se lance sur le créneau des vidéos courtes, venant ainsi concurrencer frontalement TikTok.

Comme pour TikTok, les vidéos de Reels sont destinées à être partagées et découvertes au-delà du cercle de contacts, "offrant à chacun la chance de devenir un créateur sur Instagram et de toucher des nouveaux publics sur la scène globale", explique le communiqué du géant des réseaux sociaux.

Testé en primeur depuis fin juin au Brésil, en France et en Allemagne, Instagram Reels est désormais disponible officiellement dans une cinquantaine de pays à travers le monde. Facebook présente donc Reels comme un moyen de percer pour les créateurs débutants.

L'utilisateur dispose d'une panoplie d'outils lui permettant d'importer de la musique, d'utiliser un minuteur, d'aligner des éléments entre plusieurs clips, d'accélérer ou ralentir la vidéo et d'ajouter des effets visuels en réalité augmentée.

Le principe est le même que pour TikTok.

S'il choisit Instagram pour lancer ce nouveau service, c'est que Facebook est déjà trop vieux pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes.

"Nous n'étions pas les premiers à créer des flux d'actualités, nous n'étions pas les premiers à créer des 'stories', nous ne sommes assurément pas les premiers à créer des vidéos de courte durée", avait reconnu en juin auprès de l'AFP Vishal Shah, le directeur du produit Instagram.

Alors que les plateformes sociales sont en compétition pour les utilisateurs et le temps qu'ils y passent - leur modèle économique reposant sur les données personnelles servant à vendre des publicités ultra-ciblées à grande échelle -, Facebook est toujours à l'affût des dernières tendances de ce secteur en ébullition, où les plus jeunes, notamment, adoptent rapidement des nouveaux concepts originaux.

Cette acquisition est aujourd'hui dans le collimateur de certains élus américains, qui y voient un abus de position dominante.

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