Alain Cocq accepte de se réalimenter — France

Claudine Rigal
Septembre 9, 2020

Mais quatre jours après avoir arrêté tout traitement, Alain Cocq a été transféré lundi soir au CHU de Dijon.

Alain "reprend du poil de la bête; le combat continue mais d'une autre manière", a déclaré mercredi Sophie Medjeberg, avocate et vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, qui se dit soucieuse que "ses droits fondamentaux aient été respectés". "On m'a dit qu'il avait récusé devant témoins son droit de refus de soins". J'ai réclamé qu'il me le confirme en personne au téléphone, mais ses propos n'étaient pas intelligibles.

"Il a été hospitalisé hier soir après une intervention du Samu". Mais sa souffrance était telle qu'il a rejoint l'hôpital, avec son accord. "Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance", a rapporté l'avocate. Mme Medjeberg n'était pas en mesure de préciser mardi soir si M. Cocq était de nouveau nourri et hydraté par les médecins. Contacté par l'AFP, le CHU de Dijon n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces informations.

Lundi, elle avait demandé au médecin traitant de son client de lui prodiguer des soins de confort. Malgré la confirmation de M. Cocq, Mme Medjeberg reste convaincue "qu'on l'a aidé à prendre cette décision", même si elle affirme "respecter son choix". En "phase terminale depuis 34 ans", comme il l'affirme, M. Cocq souffre d'une maladie génétique rare et très douloureuse qui bloque ses artères.

Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable, avait annoncé, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre sur Facebook, interrompre traitement, alimentation et hydratation, se laissant ainsi mourir en direct afin de dénoncer "l'agonie" contrainte par la loi actuelle sur la fin de vie.

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