Bourse: Les banques plongent après une enquête sur le blanchiment

Xavier Trudeau
Septembre 23, 2020

À Francfort, Deutsche Bank a chuté de 8,76 % tandis que Standard Chartered, également cité dans l'enquête, a perdu 5,82 % à Londres. La banque HSBC a touché son niveau le plus bas en bourse depuis 25 ans après que la Chine ait menacé l'établissement de sanctions au vu de ces révélations.

Également mentionnée dans l'affaire, pour avoir aidé des clients en Pologne à transférer des fonds suspects en dehors de Russie, la Banque ING a dégringolé de 9,27 % à Amsterdam. Cette conclusion découle d'une enquête réalisée par le Consortium International des journalistes d'investigation (ICIJ), composé de 108 médias internationaux qui proviennent de 88 pays.

La banque française Société Générale est également visée par l'enquête, qui lui reproche un manque de transparence vis-à-vis de certains clients de sa filiale suisse SGPB. "Dans un communiqué publié avant la diffusion de cette enquête, la police financière du Trésor américain a averti que la diffusion des rapports d'activité suspecte était un " crime " qui " peut avoir un impact sur la sécurité nationale des États-Unis ".

Selon ces documents, 2 000 milliards de dollars de transactions suspectes ont pu être effectuées.Il s'agit d'argent sale lié à la drogue, à la corruption, au crime organisé et au terrorisme. JPMorgan, HSBC, Standard Chartered Bank, Barclays, Deutsche Bank et Bank of New York Mellon sont nommés dans ces documents.

Dans un communiqué, elle présente les accusations de l'ICIJ comme anciennes et antérieures à un accord conclu sur le sujet en 2012 avec le département américain de la Justice.

ING a pour sa part affirmé qu'elle avait cessé sa relation en 2018 avec une des entreprises incriminées pour avoir collaboré avec sa filiale polonaise, et qu'elle s'apprêtait à en faire de même avec la seconde.

Le Chief Executive Officer de celle-ci, Daniel Essoo, souligne d'ailleurs que pour des raisons légales, il n'est pas possible pour les banques de commenter sur les STR, rappelant que "le système international de lutte contre la criminalité financière confie aux banques la responsabilité de surveiller toutes les transactions bancaires, et, s'il y a besoin, de soumettre des déclarations d'opérations douteuses aux autorités".

A la Bourse de Paris qui a chuté elle-même de 3,84%, Société Générale a dévissé de 7,7% à 11,66 euros, Crédit Agricole de 5,4% à 7,66 euros et BNP Paribas de 6,4% à 32,39 euros.

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