Chevaux mutilés: Un homme arrêté dans le Haut-Rhin

Claudine Rigal
Septembre 8, 2020

Un homme âgé de 50 ans a été interpellé ce lundi 7 septembre 2020 dans le Haut-Rhin.

Un portrait robot de l'un des deux agresseurs, qui s'en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé et l'enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui a procédé lundi à l'interpellation du suspect. L'homme sans emploi a été placé en garde-à-vue et des perquisitions menées à son domicile n'ont pour l'heure "pas été très concluantes", mais "il y a pas mal de matériel informatique à exploiter". Les deux animaux présentaient des plaies longues de 20 à 50 cm. Les deux individus avaient pris la fuite. Deux poneys qui se trouvaient dans le refuge avaient été mutilés avant que les suspects ne parviennent à s'enfuir. Une autre source proche du dossier citée par le journal se montre également prudente: "C'est un homme sur qui des soupçons se portaient depuis un bon moment". Il serait aussi étranger au monde équestre.

Avec la multiplication de mutilations d'équidés dans toute la France, les consignes ont été passées aux propriétaires "d'appeler les forces de l'ordre et de ne pas intervenir eux-mêmes", selon les gendarmes.

Selon le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie, ont déjà été recensés "une vingtaine" de cas d'oreilles coupées, auxquels s'ajoutent des faits de "mutilations d'organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants". Soulignant "la pluralité des auteurs et des modes opératoires", il a récemment indiqué à l'AFP que toutes les pistes étaient envisagées; challenge sur internet, dérives sectaires, mimétisme, haine des équidés, rites sataniques. Devant la crainte de plus en plus forte des éleveurs de chevaux, Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture a promis la mobilisation " pour que justice passe ".

"Dans cette affaire, nous n'excluons absolument pas l'hypothèse qu'il n'y ait aucun lien avec d'autres phénomènes nationaux, d'autres faits commis sur d'autres ressorts", a tenu à souligner de son côté le procureur de Sens.

Au niveau national, c'est l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) qui "coordonne" le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.

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