"Gilets jaunes" : Jean-Marie Bigard traité de "collabo" à Paris

Pierre Vaugeois
Septembre 12, 2020

Certains d'entre eux - dont plusieurs cagoulés et vêtus de noir avaient ainsi l'apparence des "black blocks", une fraction très radicale - ont mis le feu à des poubelles, incendié une voiture et endommagé d'autres véhicules.

De leur côté, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui ne suivent pas le parcours autorisé.

Selon le parquet de Paris, 54 personnes étaient en garde à vue à 13h00.

"Le mouvement est mort, je le dis clairement, mais on est là car rien à perdre. C'est un peu un baroud d'honneur", a confié Michael, "gilet jaune" parisien de 43 ans. Partis dans le calme depuis la place de la Bourse, les manifestants - quelques centaines - doivent rallier la porte de Champerret.

La préfecture de Meurthe-et-Moselle, qui avait pris l'habitude, depuis près de deux ans, de communiquer sur les forces de l'ordre en présence n'a pas précisé l'ampleur du dispositif de sécurisation du centre-ville alors que se déroule le Livre sur la place ce week-end et que la place Stanislas est investie par un jardin éphémère.

La matinée a été marquée par les incidents autour de l'humoriste Jean-Marie Bigard qui a été reçu par des huées et qui a dû se réfugier dans un restaurant avant d'être évacué à moto.

La préfecture a déjà indiqué interdire tout rassemblement de personnes se revendiquant du mouvement des Gilets jaunes notamment sur les Champs-Élysées ou près de l'Assemblée nationale. "Pendant un moment, les gens ont cru que je les lâchais ce qui est faux, c'est tout", a-t-il expliqué à la presse.

Il ne peut pas y avoir sur les Champs de destruction et de chaos, a déclaré sur BFMTV le préfet de police Didier Lallemant, appelant à la sérénité alors que l'activité des commerces de l'avenue a été fortement perturbée lors des précédentes éditions de ces manifestations, émaillées de violences et de destructions.

Pour leur manifestation de rentrée, les gilets jaunes n'ont pas mobilisé autant qu'il y a quelques mois.

Il semble loin le temps où Jean-Marie Bigard s'affichait comme l'un des plus fervents soutiens des gilets jaunes, qu'il voulait voir devenir "une révolution mondiale".

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL