Les pays pauvres paient le prix fort — Cancer

Evrard Martin
Septembre 15, 2020

Un dispositif adapté à chaque pays pourrait sauver au moins 7 millions de personnes dans les dix ans, explique l'OMS, qui a publié mardi un rapport à Genève.

Les statistiques publiées par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) concernant le cancer au Niger et citées par le ministre de la Santé font état d'une hausse de l'incidence de cette grave pathologie.

En fait, ces pays ne peuvent investir partout. Ces pays doivent en effet consacrer leurs ressources sanitaires limitées à la lutte contre les maladies infectieuses et à l'amélioration de la santé de la mère et de l'enfant. Plusieurs facteurs font que les pays du tiers monde seront plus exposés au cancer.

Parmi les mesures permettant de prévenir de nouveaux cas, on trouve notamment le contrôle du tabac.

Également présent lors de cette cérémonie, le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Maurice, le Dr Musango, a quant à lui plaidé pour le dépistage précoce.

L'agence onusienne souligne qu'un large éventail d'interventions éprouvées existe pour prévenir les nouveaux cas de cancer. L'organisation s'attend à ce que le chiffre atteigne d'ici à 2040 une fourchette allant de 29 à 37 millions, avec une forte augmentation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le tabagisme, l'obésité et la pollution figurent parmi les principales causes de la maladie citées par l'OMS. Les pays à revenu élevé ont adopté des programmes de prévention, de diagnostic précoce et de dépistage, qui associés à un meilleur traitement, ont contribué à une réduction estimée de 20% de la probabilité de mortalité prématurée entre 2000 et 2015. "En 2017, 26% seulement des pays à faible revenu déclaraient disposer de services de pathologie généralement offerts par le secteur public. Or les progrès devraient profiter autant à tous", estime la directrice du CIRC Elisabete Weiderpass.

Pierre-Yves Dietrich, chef du département d'oncologie des HUG, commente les chiffres sur le cancer, dans le 19h30: Pierre-Yves Dietrich, chef du département d'oncologie des HUG, commente les chiffres sur le cancer.

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