Côte d'Ivoire:Lancement officiel de la campagne électorale

Claudine Rigal
Octobre 17, 2020

Les deux hommes, qui n'ont pas répondu aux questions des journalistes, ont promis une conférence de presse le 16 octobre.

Dans ce contexte où l'opposition a appelé à la "désobéissance civile" et laisse planer le doute sur un boycott du scrutin, bon nombres d'observateurs craignent une crise pré-électorale ou post-électorale. "Pour cette fois, Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et Pascal Affi N'Guessan du FPI au nom de l'opposition ivoirienne ont laissé un mot d'ordre clair qui est d'" empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin et de mettre en application le mot d'ordre du boycott actif ". L'opposition dénonce un "coup d'État électoral" en préparation, et exige l'ouverture d'un dialogue sur ces revendications avec l'ensemble des forces politiques nationales.

"Pascal Affi N'Guessan, porte-parole des plates-formes de l'opposition ivoirienne, a lancé vendredi " la phase active " de la désobéissance civile, appelant les militants à " empêcher " par les moyens démocratiques l'élection présidentielle du 31 octobre 2020, lors d'une conférence de presse.Cette phase de la désobéissance vise à " empêcher le convoyage et la distribution de tout matériel électoral, empêcher l'affichage électoral, les meetings de campagne, la distribution et le retrait des cartes d'électeur", a déclaré M. Affi N'Guessan.

Ceux qui jugent la candidature de Ouattara illégale ont décidé d'appeler leurs sympathisants au "boycott actif" du processus electoral. Un paradoxe? Non selon Pascal Affi N'guessan.

" Nous avons le devoir impérieux de nous opposer par tous les moyens légaux à ce coup d'Etat électoral, ce coup d'Etat constitutionnel que s'apprête à faire le chef de l'Etat sortant", a affirmé M. Armand Ouégnin. "Au contraire, nous voulons faire échec à ce coup d'Etat pour faire prospérer notre candidature à l'élection présidentielle". Ce jeudi, premier jour de la campagne, a été choisi par les opposants pour passer un nouveau message au président ivoirien candidat à sa propre succession.

Les violences électorales qui ont eu lieu lors de la première prise de fonction du président Ouattara en 2010 ont fait 3 000 morts et un demi-million de personnes déplacées.

Le seul autre candidat de l'opposition - après que plusieurs autres aient été disqualifiés - est l'ancien député Kouadio Konan Bertin.

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