"Ce qu'ils veulent, c'est ma peau" — Bernard Tapie

Pierre Vaugeois
Octobre 13, 2020

Lundi 21 septembre, un technicien d'Enedis se présente à l'hôtel particulier de Bernard Tapie dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

Accusé d'escroquerie et condamné en 2015 à rembourser 404 millions d'euros dans l'affaire de l'arbitrage lui ayant octroyé cette somme en 2008 après la revente litigieuse en 1993 d'Adidas par le Crédit lyonnais, Bernard Tapie a proposé plusieurs plans de remboursement, tous rejetés par la justice.

Au Parisien, Olivier V, technicien du groupe Enedis, compagnie de gaz et d'électricité, s'est confié ce mardi 22 septembre sur la visite qu'il a rendue à Bernard Tapie la veille. "Je l'invite à entrer, je lui offre un café et il m'explique qu'il est mandaté par EDF pour me couper l'électricité. Il a été stupéfait de me voir, il n'avait pas fait le rapprochement entre la société CGT (groupe Bernard Tapie) et moi". La mise en liquidation judiciaire de ses biens, qu'il conteste, doit être rejugée ces jours-ci par le tribunal de commerce.

"Je suis intervenu à la demande du service recouvrement d'EDF pour une résiliation du contrat et, sur ma fiche, il était marqué que c'était dans le cadre d'une liquidation judiciaire", explique-t-il, ajoutant que M.Tapie l'a accueilli chaleureusement et lui a expliqué que c'était illégal de lui couper l'électricité. Ce dernier lui explique que la liquidation judiciaire de ses biens n'est pas encore effective, puisqu'elle doit être jugée en appel quelques jours plus tard. Une histoire confirmée par le technicien qui a été joint par nos confrères du Parisien. "Bernard Tapie y voit une " nouvelle preuve de l'acharnement de ses adversaires", à savoir le CDR et le ministère public".

Contacté par Le Parisien le technicien d'Enedis confirme la version de Bernard Tapie.

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