Des scientifiques découvrent un mystérieux organe au centre du crâne humain

Evrard Martin
Octobre 23, 2020

Plus précisément, les glandes salivaires en question se trouvaient à l'arrière du nasopharynx et se sont éclairées en même temps que les 3 autres glandes déjà connues.

Ces glandes microscopiques ont été identifiées par accident, alors que des médecins examinaient le cerveau de patients atteints d'un cancer de la prostate, par le biais d'un scanner PSMA-PET/CT. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Radiotherapy & Oncology.

Plus de recherches doivent être faites avant de confirmer s'il s'agit bien ou non d'une nouvelle variété de glandes salivaires majeures car, selon une information du New York Times, les glandes observées chez les deux cadavres ressemblaient peut-être à celles qui se trouvent sous la langue et auraient pu tout simplement n'avoir été jamais remarquées jusqu'ici et être révélées par les scanners.

"Les gens ont normalement de grandes glandes salivaires, mais pas à cet endroit", explique Wouter Vogel, oncologue au Cancer Institute des Pays-Bas.

Les cancérologues prennent de nombreuses précautions pour éviter d'endommager les glandes salivaires lors de séances de radiothérapie, qui peut compromettre définitivement ces tissus délicats à la moindre erreur.

Les glandes salivaires produisent la salive essentielle au fonctionnement de notre système digestif, la majeure partie du liquide étant produite par les trois principales glandes salivaires, appelées parotide, sous-mandibulaire et sublinguale. "Au nombre de 1.000, elles sont réparties équitablement sur la muqueuse, généralement trop petites pour être vues sans microscope".

Les chercheurs ont découvert ces glandes par hasard en effectuant un scan destiné à rechercher des excroissances tumorales. Les experts étaient donc complètement stupéfiés d'avoir fait la découverte d'un nouvel organe situé dans une zone inhabituelle. D'après les chercheurs, cela pourrait être parce que leur emplacement anatomique, sous la base du crâne, est assez peu accessible, ce qui les rend difficiles à distinguer par voie endoscopique. Seules les nouvelles techniques d'imagerie PSMA-PET/CT ont été capables de les détecter.

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