Grippe : la campagne de vaccination commence aujourd’hui

Evrard Martin
Octobre 14, 2020

Chaque année la grippe entraîne un nombre important de passage aux urgences.

Déterminante pour lutter contre ce fléau, la campagne de vaccination à la grippe saisonnière débute ce mardi 13 octobre 2020 dans l'hexagone. Les clients craignent déjà la pénurie, car les habitués de la vaccination viennent tous en même temps. Pourtant, moins d'une personne à risque sur deux - 48,3 % - se fait vacciner dans le Gers.

La Haute Autorité de Santé a maintes fois rappelé "l'importance d'augmenter la couverture vaccinale dans les populations cibles".

Les autorités rappellent en effet que "durant la saison 2019-2020, [.] les trois quarts des personnes admises en réanimation pour une grippe grave étaient éligibles à la vaccination car présentant un des facteurs de risque (âge, pathologie chronique, grossesse, obésité)".

Mais pourquoi de tels chiffres dans des métiers qui doivent être " des relais clés pour convaincre les publics concernés " de l'intérêt de se faire vacciner contre la grippe saisonnière, selon l'ARS et l'Assurance maladie?

Vous pouvez vous faire vacciner contre la grippe par un médecin, un (e) infirmier (e) ou un (e) sage-femme. Il faut venir maintenant. En ce sens, l'Assurance maladie a annoncé l'envoi de 15,8 millions de bons à ce public prioritaire afin qu'il puisse bénéficier gratuitement du vaccin, alors qu'il coûte un dizaine d'euros habituellement.

Le vaccin contre la grippe peut-il vous rendre malade? L'inconnue reste à quelle point la campagne de vaccination sera suivie.

En comparaison, en 2019, sur les 458 cas confirmés biologiquement par des tests, 268 ont nécessité une hospitalisation soit plus de 58 % des cas. C'était aussi la position du Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), interrogé à la rentrée par La Provence. Par exemple: "y a-t-il des adjuvants problématiques dans les vaccins?" Quant aux moins de 65 ans "à risques", 29,9 % des habitants de la région se sont fait vacciner (31 % en France). Ainsi, le ministère de la santé anticipe "une demande accrue en vaccins cette année".

En théorie, oui. Les pharmacies ont commandé 20% de doses de plus que l'an dernier, soit entre 13 millions et 14 millions. "C'est très difficile à savoir". En France, l'Académie nationale de pharmacie avait en effet mis en garde contre "une psychose qui pourrait, via une demande trop importante, entraîner des ruptures" de stocks.

Mais, cette année, les personnels soignants sont enjoints à y avoir recours, comme insistait, jeudi dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran: "J'invite vraiment les soignants dans les hôpitaux, les Ehpad, et en ville, à se faire vacciner contre la grippe, c'est fondamental". Pierre Ricordeau avance plusieurs tentatives d'explications: " peut-être un sentiment antivaccins chez certains", " des personnes jeunes pensent ne pas avoir d'intérêts à se faire vacciner", " la méconnaissance de l'impact que peut avoir le virus sur les personnes avec lesquelles ces personnes vont travailler ". "Or, rappelle l'épidémiologiste Sophie Vaux, qui a mené cette étude, un professionnel qui se vaccine protège le patient qu'il soigne ou le résident qu'il accompagne". " C'est la première fois que je me fais vacciner, explique la retraitée". Comme l'an passé, l'ARS mise sur le seul bon vouloir des professionnels de santé, au travers d'une charte avec pour slogan "Face à la grippe on fait équipe".

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