Orange domine le premier jour d’enchères d’attribution des fréquences 5G

Xavier Trudeau
Octobre 1, 2020

En plein débat sur la 5G, la France franchit une étape décisive dans le développement de ce nouveau réseau de données mobiles: les enchères pour l'attribution des fréquences débutent mardi, après avoir été reportées de cinq mois à cause du coronavirus.

Ces enchères débutent alors qu'une partie de l'opinion et des responsables politiques de gauche et écologiques, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot en tête, dénoncent l'utilité de la 5G et les risques qu'elle poserait pour la santé et l'environnement. Après quatre tours, les opérateurs n'étaient se s'étaient pas encore départagés. Techniquement, la 5 G doit utiliser d'abord la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz) sur le spectre électro/magnétique des différentes bandes de fréquences.

Ce nouveau prix, encore provisoire, de 114 millions par bloc fixé par l'Arcep pour le deuxième jour des enchères représente un total de 1,254 milliard d'euros.

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À l'issue de cette première journée, les enchères ne sont toutefois pas terminées.

Ce petit manège devrait se dérouler encore quelques jours jusqu'à l'attribution des 110 MHz de fréquences. Pour garantir l'équilibre du marché, l'Arcep, régulateur français des télécoms qui encadre ces enchères, a décidé qu'un opérateur ne pourrait pas totaliser plus de 100MHz. Ce qui signifie qu'à chaque tour, ce mardi, la demande des opérateurs était certes supérieure à l'offre, mais pas au point de multiplier les tours à l'infini, ce qui aurait fait flamber, comme en Allemagne ou en Italie, le prix des blocs. SFR lui a vu moins grand, en matière de 5G, en misant sur seulement 3 blocs, tout comme Bouygues Telecom. Enfin, bon dernier, Free semble vouloir jouer la prudence sur la 5G et ne s'est positionné que pour deux blocs de fréquence. "L'enchère s'arrête lorsque la demande des opérateurs correspond à la quantité de blocs disponibles", indique l'Arcep, qui jouera le rôle d'arbitre durant ce que l'on peut qualifier de tournoi où la règle du mieux disant sera valorisée.

Elle reprendra demain au tour n° 5 au prix de 90 millions d'euros par bloc de 10 MHz. L'objectif pour l'Arcep est ainsi que les opérateurs lâchent du lest et ne demandent qu'un total de 11 blocs au total. Il ne s'agit donc pas des ondes millimétriques qui arriveront plus tard en France. Les opérateurs en ont absolument besoin pour proposer ce service, qui permettra d'avoir un débit dix fois plus puissant qu'aujourd'hui sur nos téléphones.

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