Ryanair réduit encore la voilure pour l'hiver 2020

Xavier Trudeau
Octobre 17, 2020

L'aéroport Toulouse-Blagnac regrette cette décisionCette décision va impacter directement les passagers de l'aéroport Toulouse-Blagnac puisque Ryanair avait programmé neuf lignes internationales au départ de Toulouse sur le programme Hiver. Elle annonce ce jeudi dans un communiqué qu'elle va réduire drastiquement - de 40 à 60 % - ses capacités pour l'hiver qui arrive, pour s'adapter à la baisse des réservations.

Conséquence directe de l'allègement de son programme: les bases irlandaises de Cork et Shannon ainsi que celle de Toulouse vont fermer pour la saison - l'ouverture en décembre d'une quatrième base française à Beauvais (Oise) n'est à ce jour pas remise en question.

Ryanair prévoit notamment de maintenir jusqu'à 65 % de ses lignes, mais avec un nombre de fréquences bien inférieur.

Avec ce nouveau plan, Ryanair prévoit de transporter sur l'année 2020-2021 environ 38 millions de passagers, même si tout dépend encore des politiques des pays de l'UE. "Mais c'est une meilleure solution de long terme que des pertes d'emplois de masse ".

Le PDG du groupe, Michael O'Leary, explique que l'objectif poursuivi avec ce changement de programmation "est de maintenir un coefficient d'occupation de 70 %" pour "opérer au plus près du seuil de rentabilité tout en minimisant les flux de trésorerie négatifs".

Avant d'ajouter: "Il est inévitable, compte tenu de l'ampleur de ces réductions, que nous mettions en place cet hiver davantage de congés sans solde et de partage de la capacité de travail dans les bases où nous avons convenu de réduire le temps de travail et les salaires, mais c'est un meilleur résultat à court terme que des pertes d'emplois massives."

Par contre, il avoue " qu' il y aura sans doute des licenciements auprès du personnel de cabine, avec lesquels nous n'avons pas encore trouvé d'accord sur le temps de travail ni les réductions de salaire".

"L'annonce de Ryanair intervient deux jours après le nouvel appel des organisations représentatives du secteur (ACI et IATA), qui demandent une seconde tranche d'aides pour affronter la crise de l'aérien". "Sans ces actions, il n'est pas exagéré de considérer que l'industrie fait face à un effondrement", ont-elles estimé.

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