Selon l'OMS, laisser le Covid-19 circuler librement "n'est pas une option"

Claudine Rigal
Octobre 16, 2020

Dix mois après l'identification du Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'érige contre cette stratégie, évoquée à l'occasion par certains pays du monde.

Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la libre circulation du Covid-19 n'est pas une option envisageable dans le but d'atteindre l'immunité collective.

Ce dernier a affirmé sur Twitter, mercredi 14 octobre, que "l'immunité collective n'est pas une stratégie scientifiquement ou éthiquement justifiable pour répondre à une épidémie, encore moins à la pandémie du Covid-19".

"L'immunité collective est obtenue en protégeant les gens contre un virus, non en les exposant à celui-ci", a-t-il déclaré. "Des personnes de tous âges sont mortes", a indiqué le Dr Tedros.

Le concept d'immunité collective est utilisé dans les campagnes de vaccination, a-t-il expliqué, mais pour la variole il faut que 95% de la population soit vaccinée pour que les 5% restant soient protégés, a-t-il rappelé. Ce mécanisme d'immunité collective consiste à favoriser soit une grande propagation du vaccin ou favoriser une massive propagation du virus.

Le chef de l'OMS a indiqué que le monde n'en connaissait pas assez sur l'immunité contractée par les personnes ayant été infectée par le coronavirus et a indiqué que certaines personnes ont été touchées par le virus une deuxième fois. "Les enquêtes de séroprévalence suggèrent que dans la plupart des pays, moins de 10 % de la population a été infectée", a détaillé pour sa part Tedros Adhanom Ghebreyesus. "La plupart des personnes infectées par le virus développent une réponse immunitaire au cours des premières semaines, mais nous ne savons pas si cette réponse est forte ou durable, ni si elle diffère d'une personne à l'autre", a-t-il expliqué.

Pour la polio, le seuil est estimé à 80 pour cent. Certains chercheurs ont fait valoir que permettre au COVID-19 de se propager dans des populations qui ne sont pas manifestement vulnérables aidera à renforcer l'immunité du troupeau et constituait un moyen plus réaliste d'arrêter la pandémie, au lieu des verrouillages restrictifs qui se sont avérés économiquement dévastateurs.

L'agence des Nations Unies a également exprimé son optimisme quant au rythme de développement des vaccins contre le virus, avec 40 candidats vaccins en cours d'essais cliniques, dont 10 en phase finale de phase III.

"Au début de 2021, nous prévoyons que plusieurs tests commenceront à fournir des données à surveiller par les régulateurs", a-t-elle déclaré.

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