Un ancien ministre mexicain de la Défense arrêté aux États-Unis

Claudine Rigal
Octobre 18, 2020

Le général Cienfuegos Zepeda est officiellement accusé par le gouvernement américain de quatre chefs d'accusation: trois chefs d'accusation de conspiration pour fabriquer, distribuer et importer des drogues illicites aux États-Unis et un chef d'accusation de blanchiment d'argent, le tout selon le document déposé au tribunal de New York le 14 août 2019. Les agents américains ont alors découvert que la personne à l'écran n'était autre que le ministre mexicain de la Défense.

Les États-Unis détiennent depuis jeudi soir un ancien ministre de la Défense du Mexique, Salvador Cienfuegos (2012-2018) apparemment impliqué dans une affaire "de trafic de drogue".

Selon les mêmes éléments, Salvador Cienfuegos a permis à H-2 d'étendre le territoire de ses activités, a présenté des membres du cartel à d'autres officiels corrompus, et a communiqué à l'organisation des informations sur une enquête des autorités américaines.

Pendant plusieurs mois, les enquêteurs de la DEA, l'agence fédérale américaine anti-drogue, se sont demandés qui était ce fameux "parrain", évoqué par des membres de cartels mis sur écoute.

Peu avant, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) avait exprimé son irritation face à la gravité de l'incident.

L'information est à la Une de toute la presse mexicaine: l'ancien ministre de la Défense a été arrêté aux États-Unis.


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Le président, qui a placé les thèmes sensibles au Mexique de la violence, de la corruption et du trafic de drogue au coeur de son programme gouvernemental, a précisé qu'aucune investigation n'était en cours au Mexique sur l'ancien ministre.

Il a souligné que l'arrestation de Cienfuegos a pour origine des témoins au procès de Joaquín "El Chapo" Guzmán, détenu aux Etats-Unis.

Le général Cienfuegos, 72 ans, avait été ministre de la Défense de 2012 à 2018 sous le président Enrique Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI).

Il a ajouté que le motif de cette arrestation sera précisé "dans les prochaines heures" par le consulat du Mexique à Los Angeles. Le parquet mexicain, interrogé, s'est refusé à tout commentaire dans un premier temps.

Cette implication, selon des organisations telles qu'Amnesty International, a été le déclencheur d'une spirale de violence.

Pendant son mandat, le ministre s'était publiquement opposé à la participation active des militaires dans des tâches de sécurité intérieure et dans la lutte antidrogue, arguant qu'une telle participation n'avait aucune base légale.

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