United confirme le licenciement de 13.000 salariés — Aérien

Xavier Trudeau
Octobre 1, 2020

Le PDG de la société, Doug Parker, a toutefois laissé une porte ouverte: "Nous annulerons" ces licenciements "et rappellerons les membres de l'équipe affectés" si démocrates et républicains parviennent dans les jours à venir à un compromis, a-t-il affirmé dans un message adressé aux salariés et consulté par l'AFP.

Les compagnies aériennes américaines ont multiplié les appels pour qu'un nouveau plan de 25 milliards de dollars soit adopté pour soutenir l'emploi pour six mois supplémentaires, alors que le programme d'aide approuvé en mars par les élus du Capitole dans le cadre d'un vaste plan de relance de l'économie américaine devait expirer mercredi en fin de soirée.

Comme les autres grandes sociétés du secteur, American et United s'étaient engagées au printemps à ne licencier personne jusqu'au 30 septembre, en échange de subventions d'un montant total de 25 milliards de dollars.

De nombreux passagers restent réticents à voler dans un espace confiné, les vols internationaux sont encore soumis à de strictes restrictions et les voyages d'affaires sont en berne.

Le nombre de clients traversant la sécurité dans les aéroports américains est encore en baisse d'environ 60% à 70% par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres du gouvernement. Southwest s'est séparée, de façon temporaire ou permanente, de 27% de ses employés. Mais cette aide a expiré mercredi.

Le Trésor précise en revanche que les compagnies signataires obtiendront leur prêt "sous certaines conditions" qui n'ont pas été précisées.

Les syndicats, qui comme les patrons du secteur plaident à Washington depuis plusieurs semaines pour une rallonge du programme de subventions, estiment que le secteur pourrait licencier au total plus de 100.000 salariés.

Les compagnies aériennes ont levé beaucoup d'argent au cours des derniers mois et leur situation n'est pas aussi désespérée qu'elle pouvait apparaître au printemps. Il ajoute que les compagnies recevront "un prêt d'un montant maximum de 7,5 milliards de dollars ou 30% de 25 milliards".

D'autres comme Delta ou Southwest ont préféré ne pas avoir à répondre aux exigences de l'Etat (prise de participation minoritaire, interdiction temporaire de verser des dividendes, limite des rémunérations des dirigeants) et ont emprunté massivement auprès des marchés financiers.

Delta a par exemple accepté de ne licencier aucun pilote avant le 1er novembre, le temps de voir où menaient les négociations dans la capitale américaine.

Mais il ne précise pas si ces accords vont permettre de suspendre les plans de suppression d'emplois annoncés récemment par ces deux grands transporteurs.

Mais comme celles allouées au secteur aérien, certaines aides arrivent bientôt à expiration, souligne Nancy Vanden Houten de Oxford Economics.

Les finances des Etats et des collectivités locales sont aussi touchées de plein fouet par la baisse de l'activité économique.

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