Coronavirus : la stratégie vaccinale présentée la semaine prochaine

Xavier Trudeau
Novembre 26, 2020

Qualifié de "très efficace", malgré un pourcentage affiché à 70%, soit moindre que les principaux autres candidats vaccins, le vaccin fait maintenant l'objet de nombreux questionnements des experts.

Selon ses explications, il y a d'abord un schéma qui "commence par une demi-dose puis un mois après une dose, et ça, ça donne une efficacité de 90 % chez les participants". L'hypothèse privilégiée par les scientifiques d'Oxford est qu'administrer une dose plus petite permettrait de répliquer la première réaction du système immunitaire à un virus.

Pascal Soriot, directeur général d'AstraZeneca interrogé par l'AFP, a néanmoins averti: "Si vous ajoutez les capacités de Pfizer, de Moderna et les nôtres qui sont beaucoup plus grandes, nous n'avons à nous trois pas assez de vaccins pour le monde".

"Le communiqué de presse a soulevé plus de questions qu'il n'a apporté de réponses", a commenté auprès du New York Times John Moore, professeur de microbiologie et d'immunologie au Weill Cornell Medical College. Mais permettront-ils de ne pas du tout être infecté?

"Nous avançons bien sur au moins un projet sur lequel nous aurons l'occasion de communiquer dans les tout prochains jours", a indiqué Olivier Véran, mais il a rappelé qu'"en France, nous n'avons pas d'outil juridique et ce n'est pas dans la tradition française que de contraindre les gens à se faire soigner ou à avoir des examens". "Pour l'instant, on n'a pas de données sur l'efficacité de ces vaccins sur la transmission", poursuit le Pr Odile Launay.

Le vaccin d'Oxford est un vaccin plus classique, car il utilise un adénovirus comme vecteur, et ce type de vaccin est beaucoup plus stable. Le Canada a commandé 20 millions de doses du vaccine d'AstraZeneca. AstraZeneca a promis d'offrir le vaccin à prix coûtant jusqu'en juillet 2021 (au moins) pour les pays développés, et pour toujours pour les pays pauvres. L'Union européenne a d'ores et déjà signé un contrat allant jusqu'à 400 millions de doses de vaccin.

Une distribution qui pourrait commencer en décembre au Royaume-Uni.

Il a réitéré l'objectif, fixé par Emmanuel Macron, que les premières vaccinations interviennent à la fin de l'année ou au début 2021, sous réserve de l'obtention de l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL