Covid-19 : seul un Français sur deux accepterait de se faire vacciner

Evrard Martin
Novembre 16, 2020

Selon un sondage d'Ipsos publié le 5 novembre, seulement 54 % des Français seraient prêts à se faire vacciner contre le Covid-19. Sur Franceinfo il déclare " j'espère que tout le monde ira se faire vacciner ".

Ce sondage a été réalisé par internet les 10 et 11 novembre 2020 sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française.

"Cette baisse de confiance dans les vaccins est une triste et remarquable tendance alors que nous nous rapprochons d'un éventuel déploiement de vaccins. Les chiffres sont suffisamment significatifs pour compromettre l'efficacité d'un vaccin dans la gestion de la maladie et la fin du cycle de confinement et de restrictions", indique Arnaud Bernaert, Responsable du département Santé et soins de santé au Forum économique mondial. D'où la nécessité d'une large campagne de sensibilisation.

Selon l'institut de sondage, les principales raisons de l'opposition au vaccin sont la peur d'essais cliniques trop précipités, la peur de potentiels effets secondaires, la peur de contracter le virus ou encore la peur des vaccins en général. 60 % des personnes interrogées s'opposent à ce qu'il soit rendu obligatoire.

C'est au Japon (62%) et en Chine (46%) que les inquiétudes concernant les effets secondaires sont les plus fortes.

Dans le détail, 29% des sondés ne se feraient "probablement pas" vacciner et 21% "certainement pas".

"Les catégories populaires (19%) et les habitants des communes rurales (18%) sont près de deux fois plus nombreux à refuser systématiquement tout vaccin que les CSP+ (9%) et les habitants des grandes villes (10%)".

L'étude examine également dans quel délai après la mise à disposition d'un vaccin les gens se feraient vacciner. Parmi les Français prêts à se faire vacciner, seuls 12% disent qu'ils le feront immédiatement, 38% déclarent qu'ils le feront en moins de 3 mois et 54% au cours de l'année.

La moitié des Français interrogés affirment qu'ils accepteraient de se faire vacciner si un tel produit était prochainement déployé en France. "La coopération public-privé est essentielle pour instaurer la confiance dans les prochaines étapes", a ajouté Arnaud Bernaert.

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