Covid-19: une société américaine annonce un vaccin efficace "à 94.5%"

Xavier Trudeau
Novembre 16, 2020

Après Pfizer la semaine dernière, c'est la société de biotechnologies Moderna qui a annoncé, ce lundi, avoir mis au point un vaccin contre le Covid-19. Autrement dit, le vaccin Moderna réduit les risques de tomber malade du COVID-19 de 94,5%.

Mais si ce niveau d'efficacité était le même dans la population générale, ce serait l'un des vaccins les plus efficaces qui existent, comparable à celui contre la rougeole, efficace à 97% en deux doses, et bien meilleur que contre la grippe (19 à 60%), selon les Centres américains de lutte contre les maladies.

D'après Moderna, aucun malade grave de la covid-19 n'a été enregistré parmi les personnes vaccinées, contre 11 dans le groupe placebo.

"C'est un moment charnière dans le développement de notre candidat-vaccin contre le Covid-19", a déclaré le patron de Moderna, Stéphane Bancel, se réjouissant des "premières indications cliniques que notre vaccin peut prévenir la maladie du Covid-19, y compris la forme grave". Moderna note cependant que 9 à 10% des personnes vaccinées ont subi des effets secondaires classiques, après une seconde dose, comme de la fatigue ou une rougeur au point d'injection.

Si les autorisations réglementaires suivent, les Etats-Unis pourraient disposer dès l'année prochaine de plus d'un milliard de doses fabriquées par les deux groupes, largement de quoi satisfaire la demande de leurs 330 millions d'habitants. Elle devrait être lancée d'ici la fin de l'année en Suisse dans les usines du groupe Lonza. La durée moyenne de développement des 21 vaccins approuvés depuis dix ans par la FDA fut de huit ans.

À l'instar du vaccin Pfizer-BioNTech, l'efficacité du remède Moderna a été établie à la suite des premiers essais cliniques effectués sur des patients humains.

"C'est un virus totalement nouveau, la morbidité et la mortalité sont énormes, et nous allons voir arriver plein de vaccins les uns après les autres, dont certains basés sur des technologies nouvelles, comme l'ARN messager ou les vecteurs viraux", a-t-elle expliqué aux Échos. "Ces résultats préliminaires proviennent de son essai clinique de phase III, " comprenant plus de 30.000 personnes " et réalisé aux Etats-Unis, " en association avec l'Institut américain de la santé (NIH) et la Barda (l'autorité américaine pour la R & D avancée dans le domaine biomédical, NDLR) ", précise le communiqué. Le laboratoire prévoit de commercialiser dans les prochains mois des millions de doses.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL