Emmanuel Macron veut apporter de la "clarté" — Confinement

Claudine Rigal
Novembre 22, 2020

Alors que les autorités sanitaires constatent une lente amélioration de la situation du Covid-19 en France, Emmanuel Macron a indiqué dans les colonnes du Journal du Dimanche sa volonté de mettre fin à "l'incertitude" sur la crise sanitaire en apportant "de la clarté" et "un cap". "Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap".

Le président Emmanuel Macron s'exprime lors d'une visioconférence au G20 depuis l'Elysée, le 17 novembre 2020. "Il n'est pas question de déconfiner", assure le le ministre de la Santé Olivier Véran, toujours dans le JDD. "Il n'est pas question de déconfiner", prévient ainsi Olivier Véran dans le JDD. "C'est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale". "Aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre feu". Mais c'est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès.

Pour lui, "il n'y a pas de fatalité". Car si les efforts des couvre-feux et du reconfinement commencent à payer - le nombre de patients en réanimation poursuit sa décrue pour le 5e jour consécutif - "ils doivent se poursuivre pour ne pas être gâchés", déclare ainsi Gabriel Attal.

Gabriel Attal confirme que l'amélioration de la situation sanitaire devrait permettre la réouverture de certains commerces dans la perspective de Noël, une période cruciale pour leur chiffre d'affaires.

Les "assouplissements (.) se feront en trois étapes au regard de l'évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités: d'abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d'année, puis à partir de janvier 2021", a expliqué au JDD le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. "Et la France a tous les atouts pour l'être".

Après avoir été reçus vendredi par le Premier ministre Jean Castex, les dirigeants de l'opposition ont dit leur impression - pour s'en plaindre - que tout était suspendu à la décision solitaire du président, symbolisée par les "conseils de défense sanitaire" qu'il préside désormais chaque semaine.

En ce qui concerne les vaccins, la France a trois contrats "signés, au moins trois autres très avancés et d'autres en discussion", détaille Gabriel Attal, avec "en moyenne 30 millions de doses par contrat". La question d'un vaccin obligatoire ou pas, qui divise la classe politique, "se posera quand on connaîtra les propriétés des vaccins", juge-t-il. "Il y a clairement l'enjeu d'un isolement plus effectif des cas positifs et des cas contact", et "à titre personnel, je trouve la piste intéressante", lance-t-il au JDD.

Les prises de position venant de ces secteurs se sont multipliées ces derniers jours pour attirer l'attention de l'exécutif sur leurs difficultés, tandis que montait la critique des oppositions. "Beaucoup de nos voisins l'ont fait et j'entends des Français qui estiment subir des contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrons les efforts sur les chaînes de contamination", fait-il valoir.

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