Environnement : concentration record de CO2 en dépit des confinements

Claudine Rigal
Novembre 26, 2020

Selon le bulletin de l'OMM, pendant la période la plus intense d'arrêt des activités économiques, les émissions quotidiennes mondiales de CO2 ont enregistré une diminution allant jusqu'à 17 % en raison du confinement.

Dans ce sens, Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM, a tenu à saluer, lors d'une conférence de presse, les décisions prises par certains pays, dont ceux de l'Union européenne, afin de relancer l'économie de façon plus verte, ainsi que les "objectifs ambitieux" de plusieurs Etats des Etats-Unis en matière d'économie verte, et la décision prise par le président élu américain Joe Biden de retourner dans l'accord de Paris sur le climat.

Les gaz à effet de serre emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère, font monter les températures et intensifient les conditions météorologiques extrêmes, la fonte des glaces, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans.

Malgré cela, l'OMM estime que la baisse prévue des émissions de CO2 cette année ne constitue qu'un "petit écart" et que son impact sera limité sur les concentrations de gaz à effet de serre, qui sont le résultat des émissions passées et actuelles cumulées. Elle ne diminuera pas les concentrations de CO2 qui continueront à augmenter mais à un rythme plus restreint de 0,08 à 0,23 ppm de moins par an. Le confinement a certes réduit les émissions de dioxyde de carbone mais l'impact sur les concentrations de CO2 n'est pas important, a dit lundi à Genève l'ONU.

Source [ouest-france.fr] La concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a brutalement augmenté en 2019 et la hausse s'est poursuivie en 2020, selon l'Organisation météorologique mondiale pour qui "la pandémie de Covid-19 ne résoudra pas le problème du changement climatique ". Depuis 1990, "le forçage radiatif total causé par les gaz à effet de serre persistants, qui induit un réchauffement du système climatique, s'est accru de 45%", détaille l'organisation, notant que le CO2 contribue à ce forçage à hauteur de 80%. Le seuil mondial de 400 parties par million a été dépassé en 2015.

"Le dioxyde de carbone demeure pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans".

"Un tel taux d'augmentation n'a jamais été vu dans l'histoire de nos disques".

Ces dernières années, l'accélération a été vertigineuse.

L'augmentation par rapport à la mesure de 2018 était légèrement inférieure à l'augmentation annuelle précédente, mais toujours supérieure à la moyenne sur 10 ans, a déclaré l'OMM. Sa teneur dans l'atmosphère a augmenté plus rapidement entre 2018 et 2019 qu'entre 2017 et 2018 et que sur les dix dernières années en moyenne.

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