Frais bancaires, gaz, tabac : ce qui change au 1er novembre

Xavier Trudeau
Novembre 2, 2020

Le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco (organisme de retraite complémentaire) a décidé de les geler, le niveau de l'inflation (qui sert de référence pour le calcul de l'augmentation des pensions) étant faible.

Le prix du gaz monte encore et encore.

Les tarifs réglementés hors taxe d'ENGIE augmentent ainsi de 1,6% annonce la Commission de la régulation de l'énergie. Dans le détail, l'augmentation est de +0,4 % pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, +0,9 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, et +1,7 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Cette quatrième hausse consécutive ne sera, hélas, pas la dernière.

Pour rappel, la loi prévoit l'extinction progressive d'ici à 2023 des tarifs réglementés de vente du gaz (TRV). Meilleure nouvelle, l'aide de 150 euros pour les jeunes bénéficiant des APL et les étudiants boursiers sera versée à la fin du mois.

Les prix des paquets de cigarettes sont définis par les fabricants, selon l'évolution des taxes prélevées par l'État, "qui représentent environ 80 % du prix du paquet de cigarettes", précise le site de l'administration française. Les Philip Morris bleue passent, elles, de 9,80 à 10,20 euros et les Lucky Strike rouge de 9,50 à 10 euros.

Depuis 2017, le ministère de la Santé planifie une augmentation progressive des prix du tabac, afin d'encourager la population à réduire sa consommation. Le texte vise d'abord à redéfinir qui entre dans cette catégorie. Un client est considéré comme fragile s'il accumule cinq irrégularités ou incidents de paiement au cours d'un même mois, et non plus seulement à la suite d'irrégularités de fonctionnement de compte ou d'incidents de paiement répétés pendant trois mois consécutifs.

Les frais bancaires seront plafonnés, à partir de ce dimanche, pour les clients fragiles dès cinq irrégularités ou incidents (chèque sans provision, rejet d'un virement ou d'un prélèvement, .) au cours d'un même mois.

Une décision prise alors que la France est à nouveau confinée pour au moins un mois depuis le vendredi 30 octobre.

On s'y attendait mais c'est officiel depuis quelques jours. Pendant cette période, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement.

En mai dernier, l'Unaf et l'association de défense des consommateurs CLCV ont demandé la généralisation du plafonnement des frais bancaires afin de soutenir les ménages en difficulté, leur nombre étant susceptible d'augmenter avec la crise sanitaire et économique.

Le 1er novembre marque aussi le début du dispositif "MoisSansTabac": les fumeurs français sont invités à se faire aider et à s'encourager mutuellement pour arrêter la cigarette, à cette occasion.

Aucune expulsion locative ne peut avoir lieu durant la période de trêve hivernale. Une interdiction qui souffre néanmoins plusieurs exceptions. Elle ne s'applique pas si le logement se trouve dans un immeuble ayant fait l'objet d'un arrêté de péril, si l'expulsion est assortie d'un relogement correspondant aux "besoins familiaux" du locataire ou si elle concerne des squatteurs occupant une résidence principale.

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