Israël frappe des cibles iraniennes et l'armée syrienne, trois soldats tués — Syrie

Claudine Rigal
Novembre 19, 2020

Israël a effectué des centaines de frappes aériennes et de tirs de missiles sur la Syrie depuis le déclenchement de la guerre dans ce pays en 2011, ciblant les troupes iraniennes et les forces du Hezbollah déployées en territoire syrien, ainsi que l'armée syrienne.

La Force Qods est une unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures.

Des chasseurs de l'Armée israélienne ont mené un raid contre huit cibles des forces Al-Qods et des forces armées syriennes dans la nuit du 16 au 17 novembre en réaction à l'installation de plusieurs engins explosifs improvisés près de la ligne Alpha, la frontière de facto entre Israël et la Syrie, sur le plateau du Golan, a annoncé le porte-parole de Tsahal, Jonathan Conricus aux journalistes étrangers.

Selon Téhéran, les militaires iraniens déployés en Syrie fournissent une assistance consultative aux forces gouvernementales syriennes dans la lutte contre les terroristes, à la demande de Damas. "Des batteries de missiles sol-air syriens ont été touchées", est-il ajouté dans un communiqué. Selon l'agence officielle syrienne Sana, trois soldats syriens ont été tués, et un autre blessé.

Les frappes israéliennes ont visé deux positions de la défense antiaérienne de l'armée syrienne, près de l'aéroport de Damas et au sud-ouest de la capitale, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Cargaison
2,5 kg d’explosifs et des milliers de balles de pulvérisation. La cargaison trouvée dans le Golan

Déclenché par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s'est complexifié au fil des ans, impliquant une multitude de puissances étrangères et de groupes armés.

L'Etat hébreu reconnaît rarement les frappes, mais il le fait lorsqu'il dit répondre à des attaques spécifiques sur le territoire israélien.

Les frappes de mercredi sont intervenues quelques heures avant l'arrivée en Israël de M. Pompeo pour des entretiens qui devraient notamment porter sur le dossier iranien.

D'après des experts israéliens, M. Nétanyahou est inquiet de la possibilité que Joe Biden n'engage un rapprochement diplomatique avec l'Iran et n'opère un retour des États-Unis dans l'accord nucléaire international.

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