La deuxième vague ne sera pas la dernière selon le conseil scientifique

Xavier Trudeau
Novembre 4, 2020

La deuxième vague de l'épidémie de COVID-19 que l'Europe combat actuellement n'est sans doute pas la dernière, et l'on peut craindre "plusieurs vagues successives durant la fin de l'hiver" et au printemps prochain, juge le Conseil scientifique qui guide le gouvernement français. Le document est daté du 26 octobre, soit deux jours avant l'annonce par Emmanuel Macron d'un reconfinement.

Dans sa note rendue au gouvernement, le Conseil scientifique exprime sa crainte de voir plusieurs autres vagues toucher le pays et recommande dès lors un changement de stratégie. L'actuelle deuxième vague en France devrait laisser place à d'autres vagues durant la fin de l'hiver et du printemps 2021. L'instance indique qu'il est très difficile de prévoir combien de temps va durer cette deuxième vague, "car cela dépend du virus lui-même, de son environnement climatique, des mesures qui vont être prises pour limiter la circulation du virus, de leur acceptation et donc de leur impact". Mais "on peut faire une hypothèse _d'une sortie de deuxième vague en fin d'année ou début d'année 2021".

Cette stratégie "de suppression de la circulation virale" implique des mesures "fortes et précoces" dès que le seuil de 5.000 contaminations par jour est atteint. L'actuel confinement prévu pour durer au moins jusqu'au 1er décembre 2020 a un objectif, celui de revenir à environ 5 000 contaminations quotidiennes selon Emmanuel Macron.

Quel que soit le succès des mesures mises en œuvre, elles ne suffiront probablement pas à "éviter d'autres vagues, après la deuxième", avertit le conseil scientifique.

L'éventuelle recrudescence des vagues successives dépendra de "différents éléments: état climatique, niveau et efficacité opérationnelle de la stratégie Tester/tracer/isoler (les cas positifs)".

Gérer ces vagues successives peut se faire de différentes manières. D'abord, il est possible d'envisager "une stratégie de type on/off", c'est-à-dire une alternance de périodes de restrictions (pour limiter la circulation du virus) et de périodes de relâchement, fait valoir l'instance. "Il est essentiel que l'on commence à penser à d'autres modalités de vivre avec le Covid sur le long terme et que les choix puissent s'appuyer sur une vision issue de la société civile et non pas seulement sur les orientations données par les experts pour éclairer les décisions des autorités". "Les questions sont posées et n'ont pas de réponses à ce jour".

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