Liberté d’expression : " Certaines caricatures de Mahomet sont insultantes ", estime Ségolène Royal

Pierre Vaugeois
Novembre 17, 2020

Pour Ségolène Royal, "un chef d'Etat ne continue pas avec les caricatures, il continue avec la liberté d'expression".

Invitée sur CNews lundi matin, Ségolène Royale a estimé qu'il fallait évidemment défendre la liberté d'expression, tout en reconnaissant trouver elle-même certaines caricatures insultantes.

Ségolène Royal déclare comprendre que certains "se sentent insultés" par des caricatures de Mahomet, tout en soutenant qu'il ne faut pas changer le droit français comme l'a affirmé Emmanuel Macron.

Elle estime qu'Emmanuel Macron a commis "une erreur" en défendant personnellement les caricatures. A ce sujet, Ségolène Royal a ajouté: " Je ne suis pas pour l'interdiction des caricatures mais je ne suis pas pour cautionner et dire que les caricatures c'est bien ". Pour étayer son argumentation, elle explique: " On a une devise française: liberté, égalité, fraternité. En déclarant qu'il allait "continuer avec les caricatures".

La finaliste de l'élection présidentielle en 2007 appelle à faire "très attention à ne pas déraper, et franchir la ligne du droit", avant de citer l'interdiction de "l'injure publique ou de la mise en danger de la vie d'autrui" qui limitent la liberté d'expression. Et la Fraternité, c'est l'interdiction de " choquer, d'humilier, d'insulter ". "Toutes les caricatures pornographiques, je comprends que certains se sentent insultés par cela y compris des musulmans qui ne sont ni intégristes, ni radicaux", a-t-elle ajouté.

Pour Mme Royal, la fraternité doit avoir pour conséquence "la prise en considération de la souffrance des autres pour pouvoir rectifier un certain nombre de choses". "Et la liberté, ce n'est pas le droit de dire n'importe quoi, n'importe comment ", a poursuivi l'ex-ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique de Macron. D'après elle, Emmanuel Macron a d'ailleurs fait une "erreur, sans doute sous le coup de l'émotion" lorsqu'il a prononcé son discours lors de la cérémonie hommage à Samuel Paty, après que le professeur a été tué pour avoir diffusé des caricatures de "Charlie Hebdo" lors d'un cours sur la liberté d'expression.

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