Politiques et syndicats réclament une taxe sur les ventes — Amazon

Xavier Trudeau
Novembre 17, 2020

Des élus de gauche et écologistes comme Anne Hidalgo (PS) ou Eric Piolle (EELV), des personnalités du monde de la culture et des associations se sont associés à une pétition lancée mardi, pour s'engager à ne pas recourir à la plateforme Amazon pendant la période de Noël.

"Cher Père Noël, cette année, nous prenons l'engagement d'un #NoëlSansAmazon", avancent les signataires de la pétition. Egalement signataires: des éditeurs, des économistes, des syndicalistes (dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et celui de la FSU Benoît Teste), des responsables d'ONG (dont le directeur général de Greenpeace France Jean-François Julliard et le président des Amis de la Terre Khaled Gaïji) ou encore le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod.

"Ce n'est pas qu'un appel à ne pas commander sur Amazon, c'est aussi une pétition positive au bénéfice des commerçants de proximité et d'un e-commerce plus durable", avance M. Orphelin.

"En réalité, il y a une sorte de bouc émissaire".

"Pour un emploi créé dans le e-commerce, c'est quatre emplois et demi détruits dans nos villes, dans nos commerces, dans nos villages, chez les libraires, chez les décorateurs et chez les vendeurs d'électroménager", estimait l'édile écologiste de Grenoble le 5 novembre, jour où Amazon a obtenu l'autorisation de construire un nouvel entrepôt près de Colmar.

Valérie Pécresse, présidente (Libres!) de la région Ile-de-France, a ajouté sa voix lundi sur BFM TV à ceux qui réclament la réouverture des petits commerces le vendredi 27 novembre, pour le "Black Friday", afin d'éviter de leur infliger une nouvelle "injustice".

Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l'entreprise américaine, ils estiment que "pour faire face à l'urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d'affaires d'Amazon et des autres profiteurs de la crise est indispensable".

Si Amazon est le "grand gagnant de la crise", "ce développement accéléré se fait aux dépens des engagements climatiques de notre pays", mais aussi des "revendications salariales" qui "sont balayées d'un revers de main", et "de la destruction de milliers d'emplois dans les commerces de proximité". "C'est l'égalité devant la loi, un principe de base", indique ce matin sur Sud Radio, Agnès Pannier Runaher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie.

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