Profonde récession confirmée, pas de retour rapide à la normale — Zone euro

Xavier Trudeau
Novembre 5, 2020

Dans ses précédentes prévisions publiées en juillet, la Commission européenne avait dit tabler sur une contraction de 8,7% en 2020 et sur une croissance de 6,1% en 2021.

La dette publique de la zone euro devrait quant à elle s'envoler et atteindre 101,7% de son PIB en 2020, en raison des dépenses des pays membres pour relancer des économies profondément affectées par l'épidémie.

L'activité de la zone euro ne retrouvera pas son niveau d'avant la pandémie avant au moins 2022, voire 2023.

Parmi ces incertitudes, l'état des futures relations commerciales de l'UE avec le Royaume-Uni, au moment où Londres et Bruxelles peinent à négocier un accord qui entrerait en vigueur l'an prochain.

Dans ses prévisions, la Commission part d'ailleurs du principe que les négociateurs ne parviendront pas à s'entendre sur un traité de libre-échange.

L'Espagne, l'Italie et la France sont les pays de la zone euro les plus touchés par la récession cette année, selon les dernières projections de l'exécutif européen communiquées jeudi.

L'Allemagne, première économie de la région, parvient, elle, à limiter l'ampleur de la chute, avec un PIB en recul de 5,6 % en 2020. Elle est particulièrement élevée en Grèce (207,1% en 2020) et en Italie (159,6%).

Pour la France, la Commission table sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 9,4% en 2020 avant un rebond de 5,8% en 2021 puis de 3,1% en 2022.

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