Rémy Buisine raconte heure par heure

Claudine Rigal
Novembre 27, 2020

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été chargée d'enquêter sur ces faits, révélés dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, qui se sont produits lundi soir en marge de l'opération menée par les forces de l'ordre sur la place de la République.

Le média en ligne Brut, dont le journaliste Remy Buisine a été "molesté à plusieurs reprises par un policier" alors qu'il couvrait l'évacuation d'un camp de migrants lundi à Paris, va "demander des explications" au ministère de l'Intérieur et de la préfecture, a-t-il indiqué mardi. Il se relève rapidement pour repartir en courant.

Les policiers dispersaient une manifestation après l'évacuation sans ménagement d'un campement de fortune de migrants en errance place de la République, en plein centre de la capitale française. "Pris à la gorge la première fois, violemment projeté là seconde fois.et ça. c'est vraiment dur ce soir.", a témoigné Rémy Buisine sur Twitter. Présent sur place, le journaliste Rémy Buisine raconte: "Il est 19h45, ça fait donc à peine 45 minutes que le camp s'est installé sur place, vous avez les gendarmes mobiles qui arrivent donc, vous le voyez sur les images, mais vous avez aussi des effectifs de la BAC de différents départements d'Île de France qui viennent aussi appuyer le dispositif".

"Ça a dérapé totalement", a-t-il relaté mardi matin sur Europe 1. Des migrants sont sortis de leur tente par la force et des coups de matraque. Plusieurs associations, parmi lesquelles Médecins du monde et le Secours catholique, ont fait part de leur intention de saisir cette instance.

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