Trump a sondé ses conseillers pour bombarder un site iranien

Claudine Rigal
Novembre 17, 2020

Il en a été dissuadé.

Il a effectué cette demande jeudi lors d'une réunion avec ses principaux conseillers à la sécurité nationale à laquelle participaient le vice-président Mike Pence, le nouveau chef par intérim du Pentagone, Christopher Miller, et le chef d'état-major des armées, le général Mark Milley, a précisé le représentant.

À deux mois de la fin de son mandat, le président américain sortant Donald Trump a sondé de hauts responsables américains sur la possibilité d'"agir" contre un site nucléaire iranien, affirme lundi le "New York Times".

S'exprimant sous couvert d'anonymat, le représentant a confirmé le compte-rendu de la réunion effectué par le New York Times, selon lequel Donald Trump a été convaincu par ses conseillers de ne pas mener une frappe contre l'Iran à cause des risques d'un conflit plus vaste.

Donald Trump a fait sa demande un jour après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a rapporté que l'Iran avait terminé le transfert vers un site souterrain d'un premier ensemble de centrifugeuses destinées à l'enrichissement d'uranium, en violation de l'accord de 2015. Selon le journal, c'est le site de Natanz qui aurait le plus probablement pu être visé. Il a aussi rétabli puis durci les sanctions contre Téhéran. Les Européens tentent de sauver cet accord, au moins jusqu'à l'entrée en fonctions de Joe Biden, gagnant de la présidentielle américaine du 3 novembre dont Donald Trump n'a toujours pas reconnu la victoire et qui devrait renouer avec la diplomatie. Or, le gouvernement Trump a promis de renforcer encore les mesures punitives. Cette stratégie est vue par certains observateurs comme la volonté de bâtir un tel "mur de sanctions", qu'il serait difficile à Joe Biden de revenir en arrière.

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