Trump va-t-il frapper l’Iran avant de partir ?

Claudine Rigal
Novembre 21, 2020

Mais l'administration Trump semble en avoir décidé autrement, en durcissant le ton quelques semaines avant de quitter la Maison Blanche en janvier 2021.

La Fondation des déshérités, institution qui gère les biens confisqués depuis la Révolution islamique de 1979, est également sanctionnée.

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, le vice-président Mike Pense, le secrétaire par intérim à la Défense Christopher Miller ainsi que le chef d'état-major Mark Milley auraient dissuadé Trump en avertissant qu'une telle frappe causerait un conflit à grande échelle et pourrait accroître la tension avec l'Iran.

En quittant l'accord de Vienne, Donald Trump a rétabli les sanctions américaines contre la République islamique que ce pacte avait permis de lever, annihilant presque tous les avantages économiques que l'Iran pouvait tirer de l'accord.

Selon le journal, c'est le complexe nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran, qui aurait le plus probablement pu être visé.

En représailles, depuis mai 2019, l'Iran a progressivement réduit ses engagements envers le traité nucléaire de 2015, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global conjoint (JCPOA).

Il ne reste plus maintenant aux Les Européens qu'à poursuivre leurs efforts, jusqu'ici infructueux, pour sauver l'accord de Vienne, au moins jusqu'à l'entrée en fonctions de Joe Biden, gagnant de la présidentielle américaine du 3 novembre et qui devrait renouer avec la diplomatie au lieu de recourir uniquement aux menaces et aux mesures punitives.

Cet épisode en dit long sur l'état d'esprit du président américain sur le départ: voudrait-il laisser un cadeau empoisonné à son successeur?

Selon le quotidien new-yorkais, qui cite quatre responsables actuels et anciens, la réunion s'est tenue le lendemain de la déclaration de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEAAgence internationale de l'énergie atomique) selon laquelle l'Iran a augmenté son stock d'uranium faiblement enrichi.

Trump a sondé récemment plusieurs hauts responsables américains sur la possibilité d' " agir " contre des installations du programme nucléaire iranien. Un marché qu'il a présenté comme une participation aux efforts contre l'adversaire commun qu'est l'Iran. Cette fois-ci, trois sénateurs américains - dont deux démocrates - ont lancé le 18 novembre une initiative visant à bloquer la vente, craignant "une course dangereuse à l'armement".

L'administration de Donald Trump a sanctionné mercredi des dizaines d'individus ou d'entités iraniens dans le cadre de la politique de "pression maximale" exercée par les Etats-Unis contre Téhéran, que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a promis de renforcer encore dans les prochaines semaines.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL