Trump voulait attaquer l'Iran la semaine dernière, mais a été dissuadé — Reports

Claudine Rigal
Novembre 18, 2020

"Les États-Unis peuvent respecter leurs engagements (...) et nous respecterons les nôtres". Celui-ci a sorti unilatéralement en mai 2018 les États-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne trois ans plus tôt.

Le président élu américain Joe Biden a dit vouloir un changement de cap par rapport à la politique de "pression maximale" contre l'Iran menée par le gouvernement actuel de Donald Trump.

Le pacte, signé en 2015, prévoyait certaines limitations du programme nucléaire iranien afin que la République islamique ne puisse pas acquérir une bombe nucléaire à court terme.

D'après ce rapport, le niveau d'uranium enrichi stocké par Téhéran serait au-dessus du plafond autorisé par l'accord nucléaire. Institution onusienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué mercredi que l'Iran avait transféré et commencé à faire tourner dans une nouvelle installation souterraine de son complexe nucléaire de Natanz (centre de l'Iran) les "centrifugeuses avancées" qui avaient été mises en route dans un bâtiment frappé en juin par une explosion, qualifiée par Téhéran de "sabotage".

Pour M. Zarif, "c'est une très bonne chose que M. Biden veuille revenir" à l'accord de Vienne, mais "il doit être clair que l'Iran n'acceptera aucune condition".

Les Européens tentent depuis de sauver cet accord, au moins jusqu'à l'entrée en fonctions de Joe Biden, gagnant de la présidentielle américaine du 3 novembre dont Donald Trump n'a toujours pas reconnu la victoire et qui devrait renouer avec une diplomatie américaine plus classique. Depuis la rupture de l'accord, les États-Unis ont giflé vague après vague de sanctions contre l'Iran qui ont paralysé son économie.

Lors d'une réunion jeudi dernier dans le Bureau ovale, selon le quotidien, le président américain sortant a demandé à plusieurs collaborateurs, dont le vice-président Mike Pence, le secrétaire d'État Mike Pompeo, le chef d'état-major Mark Milley, et Christopher Miller, le nouveau secrétaire à la Défense par intérim qui a remplacé Mark Esper, limogé récemment pour s'être opposé à Trump, "s'il avait des options pour agir contre" ce site "dans les prochaines semaines".

Ces hauts responsables "ont dissuadé le président d'aller de l'avant avec une frappe militaire ", au vu du risque que cela dégénère rapidement en un conflit plus vaste, relate le quotidien dans ses colonnes.

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