Alibaba dans le viseur d'une enquête — Chine

Xavier Trudeau
Décembre 24, 2020

Coup de tonnerre dans le monde des affaires en Chine: Alibaba, symbole de la réussite du pays dans l'économie numérique, est suspecté de "pratiques monopolistiques ".

Ces annonces ont provoqué une forte baisse des actions Alibaba à Hong Kong, l'action ayant chuté de plus de 8%.

L'Administration d'État pour la régulation des marchés a également annoncé avoir contacté Ant Group, leader mondial du paiement en ligne, pour des questions de supervision, moins de deux mois après que Pékin eut annulé à la dernière minute l'introduction en bourse de cette filiale d'Alibaba.

Cette entrée en Bourse s'annonçait comme un record du monde, avec un butin de 34,4 milliards de dollars (27,4 milliards d'euros). Dans un communiqué, Ant Group a fait savoir qu'il allait "Speed étudier les demands the Autorités de régulation et s'y Conformer Strictement".

Ma est resté à l'écart du public depuis un forum de fin octobre à Shanghai où il a critiqué le système de réglementation chinois, l'accusant d'étouffer l'innovation dans un discours qui a piqué les responsables et déclenché une chaîne d'événements qui ont conduit à la suspension de l'introduction en bourse de Ant. La pratique consistant à obliger un commerçant à vendre exclusivement sur une seule plateforme, qu'Alibaba a défendue dans le passé, a longtemps été une source de friction.

" Le message politique subliminal, c'est qu'aucune entreprise ni individu n'a le droit de défier le Parti communiste quelle que soit sa taille ", a commenté pour l'AFP Richard McGregor, de l'Institut Lowy à Sydney. Le groupe réédite l'exploit l'an dernier à Hong Kong, en levant 13 milliards de dollars.

Concernant Ant Group, filiale d'Alibaba, la Banque populaire de Chine et la Commission chinoise de réglementation des banques et des assurances, la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières et l'Administration d'État des changes vont mener des négociations réglementaires avec le groupe. Les médias chinois ont fait état de ces inquiétudes en mettant en garde contre les risques de troubles financiers.

Le Quotidien du Peuple, organe de presse officiel du Parti communiste chinois (PCC), a écrit dans une tribune que l'industrie ne se développerait pas d'une manière "saine et durable" si "le monopole est toléré et les entreprises autorisées à se développer de manière désordonnée et barbare".

Une réunion des plus hauts dirigeants du régime la semaine dernière autour du président Xi Jinping an appelé à "s'opposer fermement aux monopoles".

Signe de l'impatience des pouvoirs publics à l'encontre d'Alibaba, le groupe venait déjà d'écoper la semaine dernière d'une at the end of 500.

Le régulateur des marchés a annoncé ce jeudi l'ouverture d'une enquête portant sur le géant du e-commerce Alibaba.

Même s'il n'est plus officiellement à la tête de son groupe, le géant du e-commerce a toutefois " promis de coopérer activement ". L'enquête fait partie d'une répression accélérée du comportement anticoncurrentiel dans l'espace Internet en plein essor de la Chine, et du dernier revers de Ma, l'ancien professeur d'école de 56 ans qui a fondé Alibaba et est devenu l'entrepreneur le plus célèbre de Chine.

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