Covid-19 : Londres et le sud-est de l'Angleterre reconfinés dès dimanche

Evrard Martin
Décembre 20, 2020

Un seuil qui implique la fermeture des pubs, restaurants, hôtels, musées et salles de spectacle.

L'annonce de la découverte d'une souche mutante du SARS-CoV-2 en Grande-Bretagne cette semaine, qui se propagerait plus rapidement, a provoqué des reconfinements locaux et l'arrêt de nombreux vols à destination du Royaume-Uni.

"Rien n'indique pour le moment que cette nouvelle souche cause un taux de mortalité plus élevé ou qu'elle affecte les vaccins et les traitements, mais des travaux urgents sont en cours pour confirmer cela", a déclaré le médecin-chef de l'Angleterre, Chris Whitty, dans un communiqué.

Selon le Dr Julian Tang, de l'Université de Leicester, "cette mutation N501Y circulait déjà sporadiquement bien plus tôt cette année en dehors du Royaume-Uni, en Australie en juin-juillet, aux États-Unis en juillet et au Brésil en avril". "Cette augmentation semble être causée par la nouvelle souche", a-t-il ajouté en se référant aux informations fournies par les autorités sanitaires.

Rejeté il y a encore quelques jours par Boris Johnson, un strict tour de vis est donné au relâchement qui était prévu pour permettre jusqu'à trois foyers de se retrouver pendant cinq jour autour de Noël. De précédentes mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été observées et signalées dans le monde. Le Royaume-Uni est le pays d'Europe le plus sévèrement touché par le coronavirus avec l'Italie, avec plus de 67 000 décès enregistrés. Le cap des deux millions de cas a été également franchi samedi.

À partir de ce week-end, 38 millions de personnes, soit environ 68% de la population d'Angleterre se retrouvent dans des zones soumises au niveau 3, le niveau d'alerte maximal. Il avait toutefois refusé vendredi d'exclure un troisième confinement pour l'Angleterre, alors que le Pays de Galles et l'Irlande du Nord ont décidé de reconfiner après Noël.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis un coup de grâce aux retrouvailles de Noël, pour tenter de juguler une envolée des contaminations attribuée à une nouvelle souche du nouveau coronavirus.

Très critiqué depuis le début de la pandémie pour sa gestion de la crise, le gouvernement britannique mise gros sur la vaccination avec une campagne lancée dès le 8 décembre, visant en priorité les personnes âgées et les soignants.

Après le vaccin Pfizer-BioNTech, l'agence britannique du médicament (MHRA) devrait approuver, le 28 ou le 29 décembre, un deuxième vaccin, celui développé par le laboratoire AstraZeneca avec l'université d'Oxford, selon le journal The Telegraph.

"Ce sera très difficile de la garder sous contrôle jusqu'à ce qu'un vaccin soit déployé", a-t-il ajouté. Les résidents devront rester à la maison, sauf quelques exceptions limitées.

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