COVID-19 : où les Français s’infectent-ils ? Une étude donne la réponse

Evrard Martin
Décembre 18, 2020

Le repas, un risque sur les familles nombreuses?

L'étude ayant été menée entre octobre et novembre, quand ces établissements ne fonctionnaient pas normalement. Il faudrait privilégier les déjeuners à 2 ou 3 personnes. L'institut révèle d'abord que 44 % des personnes infectées connaissent celle qui les a contaminée. Elle porte sur 25.600 personnes infectées tirées des fichiers de l'assurance-maladie (Cnam), interrogées par questionnaire. Parmi les personnes qui savent comment elles ont été infectées, un tiers (35 %) l'a été au sein du foyer, le plus souvent par son conjoint ou sa conjointe.

Pour les contaminations hors foyer mais dont la personne source est connue, il s'agit avant tout de contaminations dans le cercle familial (33 %), puis dans le milieu professionnel (29 %), puis dans le milieu amical (21 %): "Les repas jouent un rôle central dans ces contaminations, que ce soit en milieu familial, amical, ou à moindre degré professionnel. Il sera très important de minimiser ce risque à l'occasion des rassemblements qui accompagneront les fêtes de fin d'année ". C'était attendu pour certaines, comme les chauffeurs ou les travailleurs sociaux (les soignants n'ont pas été pris en compte).

Dans le détail, cette étude, menée auprès de 25.000 personnes, nous montre même quelles sont les situations les plus à risque. De même, on constate une augmentation du risque pour les parents d'enfants qui vont à la crèche, à l'école maternelle, au collège et au lycée.

Toujours selon cette étude, la fréquentation des restaurants, bars et autres salles de sport multiplient aussi les risques d'infections. Fréquenter les commerces n'augmenterait pas le risque d'attraper la maladie.

L'Umih, principale organisation patronale du secteur, le GNI (indépendants), le GNC (chaînes hôtelières) et le SNRTC (restauration commerciale), "continuent de dénoncer l'absence de preuves scientifiques justifiant la fermeture des restaurants et des bars", indiquent-ils dans un communiqué commun jeudi.

Les auteurs de l'étude soulignent toutefois qu'"il faut être prudent" dans l'interprétation de ces résultats qui "s'appliquent à deux périodes très particulières", couvre-feu et confinement.

Ensuite, les volontaires ont fait la démarche de répondre à un questionnaire et ne sont donc pas représentatifs de toute la population infectée en France.

Cette étude sera poursuivie ces prochains mois pour affiner ces premiers éléments et en savoir plus sur la transmission du virus dans d'autres endroits, comme les lieux de culture.

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