La France a vraisemblablement franchi le pic de la seconde vague — Coronavirus

Evrard Martin
Décembre 11, 2020

"Même si les indicateurs restent à des niveaux élevés, leur observation suggère que le pic épidémique de la seconde vague a été franchi", écrit Santé publique France, tout en rappelant que les "mesures de prévention" restent nécessaires.

Ces mesures ont eu " un effet direct ", comme semble le prouver " la temporalité entre la mise en application du premier couvre-feu et l'inversion de la tendance une dizaine de jours plus tard", selon SpF.

Mais même si le pic est passé, l'agence a appelé à "rester très vigilant car un franchissement du pic épidémique ne signifie pas du tout une fin d'épidémie, on a juste passé un cap".

La mesure avait été étendue à d'autres métropoles, dont Nice, le 24 octobre. Toute la France avait été reconfinée à partir du 30 octobre.

Le nombre de morts " semble se stabiliser pour la première fois après plusieurs semaines d'augmentation ": 3756 pour la semaine du 9 au 15 novembre, contre 3817 la précédente.

Durant la semaine du 9 au 15 novembre, tous les indicateurs sont à la baisse: les cas de contamination confirmés (182.783 contre 305.135 la semaine précédente), le taux de résultats positifs (16,2% contre 19,7%), les hospitalisations (17.390 contre 19.940), les admissions en réanimation (2.761 contre 3.037), et, dans une moindre mesure, les décès (3.756 contre 3.817 la précédente).

Mais avec l'arrivée des vaccins, "je vois la sortie du tunnel", confie l'immunologue, dans une rare touche d'optimisme, alors que le bilan des décès de patients atteints de covid-19 grossit encore de 400 par jour à l'hôpital, et que celui des Ehpad a brusquement grimpé depuis début novembre, de 11.651 à 14.530.

C'est également "la première fois" depuis le début de la seconde vague que les hospitalisations et les admissions en réanimation diminuent d'une semaine à l'autre, selon l'agence: 17 390 contre 19 940 la semaine précédente pour les premières, et 2 761 contre 3 037 pour les deuxièmes.

Toutefois et malgré les améliorations sur le front sanitaire, " le maintien des mesures de prévention reste d'actualité ", affirme Santé publique France pour qui " ces résultats encourageants (...) ne doivent pas faire oublier qu'en attendant les traitements et les vaccins, les seuls moyens pour freiner l'épidémie et réduire son impact sur le système de soins et la mortalité demeurent l'adoption des mesures de prévention individuelles, associées aux mesures collectives ".

"Quant à la circulation du virus, elle reste " importante " et " on ne pourra pas atteindre une situation "normale" au moment des fêtes de fin d'année ", selon M. Delfraissy.

Si "le confinement n'est pas terminé", comme l'a réaffirmé Olivier Véran jeudi, le gouvernement continue de travailler à sa version allégée, qui sera dévoilée par Emmanuel Macron lors d'une allocution mardi à 20h.

Au mieux, l'épidémie pourrait ralentir au niveau souhaité de 5000 contaminations par jour, " plutôt après Noël, voire début janvier ", selon lui.

Parmi les principaux enjeux, avant Noël, la réouverture des commerces dits "non essentiels", envisageable "autour du 1er décembre", a annoncé le Premier ministre Jean Castex, en visite à Crozon (Finistère). Il a fixé une deuxième condition, que les protocoles sanitaires "soient adaptés, concertés avec la profession".

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