Le vaccin d’AstraZeneca "efficace à 100%" — Coronavirus

Xavier Trudeau
Décembre 29, 2020

"Mais Pascal Soriot, directeur général d'AstraZeneca, a assuré que le vaccin de la société fournissait " une protection à 100% " contre les formes sévères de Covid-19, déclarant au journal Sunday Times: " Nous pensons avoir trouvé la formule gagnante et comment obtenir une efficacité qui, après deux doses, est là-haut avec tout le monde ".

Dans les résultats intermédiaires d'essais cliniques à grande échelle au Royaume-Uni et au Brésil, le laboratoire britannique a annoncé en novembre que son vaccin était en moyenne efficace à 70%, contre plus de 90% chez Pfizer / BioNTech et Moderna. Le régulateur britannique doit rendre son verdict sur ce vaccin dans les prochains jours. Le Sunday Times, citant des responsables gouvernementaux anonymes, a rapporté que la MHRA devrait donner son feu vert avant jeudi, tandis que le Telegraph a déclaré que le vaccin serait approuvé les 28 ou 29 décembre.

Ce résultat moyen cache de grandes différences entre deux protocoles différents: l'efficacité est de 90% pour les volontaires qui ont d'abord reçu une demi-dose, puis une dose complète un mois plus tard, mais seulement 62% pour un autre groupe vacciné avec deux doses complètes. Sévèrement critiquées, ces dissensions en terme d'efficacité avaient débouché sur la nécessité d'entreprendre des études supplémentaires, d'autant que l'injection d'une demidose était principalement due à une erreur et avait concerné un groupe réduit. La société a alors annoncé qu'une "étude complémentaire" était nécessaire pour son vaccin. Contre cette mutation, "pour le moment nous pensons que le vaccin doit rester efficace", a déclaré Pascal Soriot.

Le vaccin Université d'Oxford / AstraZeneca est très attendu au Royaume-Uni car il est relativement peu coûteux et peut être conservé dans des congélateurs conventionnels, contrairement au vaccin Pfizer / BioNTech qui doit être conservé à -70 degrés. Des caractéristiques compatibles avec une vaccination à grande échelle.

Le Royaume-Uni, premier pays occidental à autoriser la distribution du vaccin Pfizer / BioNTech début décembre, compte sur ce deuxième vaccin pour prendre de l'ampleur et stopper la flambée des cas attribués à une nouvelle variante du coronavirus sur son sol. En tout cas, Pascal Soriot et ses équipes ont préparé de nouvelles versions du vaccin tout en espérant ne pas en avoir besoin. Ainsi, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA) examine cette semaine les données du vaccin des laboratoires AstraZeneca, dont l'un des avantages est d'être, selon des indiscrétions, le moins cher de tous les candidats développés jusqu'à aujourd'hui (autour de quatre dollars la dose). En tout, le gouvernement a assuré l'accès à plus de 350 millions de doses d'ici à la fin de l'année prochaine, en s'approvisionnant auprès de sept fabricants dès la phase des essais cliniques.

Au total, plus de 600 000 personnes ont déjà reçu une première dose du vaccin Pfizer / BioNTech. De par sa contagiosité supérieure de 50% à 74%, cette mutation fait craindre le pire. En réponse à cette menace grandissante, les autorités britanniques ont reconfiné, la semaine dernière, une partie de la population, principalement dans la capitale londonienne. Le vaccin Oxford/AstraZeneca se base sur une version affaiblie d'un virus commun chez les chimpanzés, génétiquement modifié. La manière qu'il a de délivrer du matériel génétique dans les cellules, leur ordonnant d'attaquer le SARS-CoV-2, a été présenté comme un "cheval de Troie".

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