Chine: le test coronavirus anal critiqué par les internautes

Claudine Rigal
Janvier 28, 2021

Selon les premières informations, le pays a décidé d'utiliser cette méthode de dépistage de façon croissante, sans le généraliser.

Pour tester les sujets à risque et les voyageurs arrivant de l'étranger, la Chine recourt de plus en plus à des tests Covid rectaux, donc l'usage est critiqué par les internautes. On constate seulement deux morts, recensés depuis mai.

Les autorités sanitaires ont donc été contraintes de réaliser des dépistages PCR massifs et rapides de dizaines de milliers d'habitants.

Pour autant, ces prélèvements sont bien moins commodes que les autres types de tests, qui s'effectuent dans la gorge ou dans le nez, par exemple. L'écouvillonnage rectal est, paraît-il, encore plus inconfortable.

À noter que le dépistage rectal est imposé aux personnes en quarantaine obligatoire dans les hôtels. Un médecin de l'hôpital You'an de Pékin a indiqué à CCTV que le coronavirus restait présent plus longtemps dans l'anus que dans les voies respiratoires.

Sur internet, les réactions oscillent mercredi entre l'effroi et la dérision. "Soulagé d'être déjà rentré en Chine!", écrit un utilisateur du réseau social Weibo. L'échantillon prélevé est ensuite testé en priorité. "A chaque fois, j'avais peur que l'infirmière oublie de changer d'écouvillon entre les deux". Actuellement, pour se rendre en Chine, il faut présenter deux tests négatifs et effectuer une quatorzaine à son arrivée.

La chaîne CCTV a néanmoins précisé que les tests rectaux n'avaient pas vocation à être généralisés car ils ne sont "pas assez pratiques".

Avec une épidémie de Covid-19 qui fait encore rage dans de nombreuses régions du monde, la Chine, qui limite déjà fortement les arrivées internationales depuis mars 2020, a renforcé ces derniers mois les restrictions.

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