Couche-Tard renoncerait à racheter Carrefour

Xavier Trudeau
Janvier 16, 2021

Le feuilleton n'aura duré que trois jours.

Joints par l'AFP, ni Couche-Tard ni Carrefour n'ont confirmé l'information ce vendredi soir.

Le géant québécois du commerce alimentaire de proximité s'engageait notamment à investir des milliards d'euros dans Carrefour, à maintenir tous les emplois pendant deux ans, ainsi que la cotation du groupe en Bourse à Paris, en parallèle avec celle du Canada.

Une prise de position d'autant plus dissuasive que le gouvernement a le pouvoir de bloquer les opérations de rachat dans l'industrie agroalimentaire, via la réglementation sur le contrôle des investissements étrangers. "Ma position, c'est un non courtois, mais clair et définitif".

Mercredi, Couche-Tard avait annoncé avoir " récemment soumis à Carrefour une lettre d'intention non-engageante en vue d'un rapprochement amical ".

"Le ministre de l'Économie n'a pas peur de qualifier de stratégique le secteur de la distribution alimentaire, et d'être ridiculisé pour cela, comme l'avait été son prédécesseur quand le yaourt (c'est-à-dire Danone) avait connu un honneur similaire", taclent les analystes financiers du cabinet AlphaValue, faisant allusion au refus de l'Etat de laisser Danone se faire racheter par Pepsi en 2005.

Couche-Tard propose un prix de 20 euros par action qui valoriserait le distributeur français à plus de 16 milliards d'euros, hors une dette de plusieurs milliards d'euros que devrait également reprendre le groupe québécois.

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