Covid-19: 21.703 nouveaux cas détectés et 277 décès en 24 heures

Evrard Martin
Janvier 9, 2021

L'ARS a, pour le moment, décelé 19 cas de contamination du variant britannique du covid-19. Une vingtaine de "cas suspects" sont en cours d'analyse selon le gouvernement, qui redoute que cette mutation plus contagieuse (de 40 % à 70 % selon les premières études) conduise à une explosion rapide de l'épidémie qui saturerait les services hospitaliers. Un autre cluster a été identifié en Bretagne, après la découverte d'un cas positif au variant britannique d'une soignante dans une unité de soins de longue durée du Pôle gériatrique de Chantepie, près de Rennes.

Les équipes d'Occitanie mettent néanmoins en place une cellule de veille sur le sujet: "Nous sommes en train de nous organiser pour faire des "photographies" régulières du Covid, et voir si le variant circule".

Quant à Bagneux, l'ARS et la Ville ont annoncé une opération de "dépistage tout public, gratuit et sans rendez-vous", "par mesure de précaution et pour protéger les habitants", étalée sur trois jours: samedi 9 janvier, lundi 11 janvier et mardi 12 janvier, de 10h à 17h à la salle des fêtes Léo Ferré. "Le risque de contagion est certes minime, mais doit être évité dans le contexte sanitaire actuel" estime-t-il. "On s'attend à détecter davantage de cluster", a précisé Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé.

Le traçage est essentiel pour comprendre l'évolution du virus, évaluer et adapter la réponse.

À vrai dire, nul ne sait si le variant dit britannique est bien "britannique", comme le remarque l'épidémiologiste américain William Hanage, dans le magazine Science.

Alors que les hôpitaux sud-africains frôlent la saturation, le président Cyril Ramaphosa a annoncé la semaine dernière un retour aux restrictions visant à ralentir la propagation de la maladie; celles-ci incluent notamment une interdiction de la vente d'alcool, la fermeture de nombreuses plages publiques et l'interdiction des rassemblements publics.

Responsable du laboratoire de virologie du CHU de Montpellier, le professeur Vincent Foulongne explique la complexité du processus: "La confirmation de ces cas demande des conditions particulières de test, et un séquençage qui ne peut être effectué que sur les machines du Centre national de référence".

La Haute autorité de santé (HAS) a par ailleurs donné son feu vert vendredi à l'utilisation d'un deuxième vaccin, celui de l'entreprise américaine Moderna.

De nombreuses questions se posent encore sur le variant britannique du coronavirus.

Découvrir un variant du coronavirus n'a rien d'alarmant. "En France nous n'en sommes pas là mais il faut rester extrêmement vigilent", conclut-il.

En état d'alerte face à la menace de deux variants plus contagieux du Covid-19, la France, où la campagne vaccinale s'accélère, s'apprête à étendre les couvre-feux, alors que les bars, restaurants et lieux culturels restent fermés et dans le flou.

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