Covid-19: maintien du délai entre les deux doses du vaccin Pfizer à 3 ou 4 semaines

Xavier Trudeau
Janvier 27, 2021

Selon la HAS, l'allongement du délai d'injection entre les deux doses permettrait d'"accélérer l'administration de la première dose aux personnes les plus vulnérables", soit au moins 700.000 personnes supplémentaires "qui seraient protégées par le vaccin" sur le premier mois d'application de cette mesure. De son côté, l'Agence du médicament (ANSM) a également avancé le 7 janvier la possibilité d'allonger l'intervalle à 6 semaines.

"Il faut maintenir les délais de 3 semaines pour Pfizer et 4 pour Moderna", a insisté lundi sur Twitter le néphrologue Gilbert Deray, selon qui "l'espacement des doses au-delà des délais recommandés à la suite des essais de phase 3 n'a pas de rationalité scientifique solide".

"Nous sommes face à une part d'inconnu et je fais le choix de la sécurité. Nous ne touchons pas au délai d'injection du vaccin Pfizer", a martelé le ministre. Le ministre considère que la question est "légitime". Un report n'aurait qu'un "impact mineur sur le rythme des vaccinations", a-t-il renchéri.

"Personnellement je ne suis pas pour l'agrandissement de ce délai", avait justement déclaré dimanche l'infectiologue Karine Lacombe. "Après une seule dose, on n'a pas atteint un niveau de protection suffisant pour ne pas être infecté, et si on espace trop les doses, il se peut qu'on n'atteigne jamais ce niveau suffisant d'anticorps pour être protégés", avait-elle expliqué au Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro. Cela pourrait offrir "un terrain favorable" à l'émergence de nouveaux variants du coronavirus "échappant à l'immunité induite par la vaccination", avait-elle mis en garde dans un communiqué publié le 11 janvier.

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