Deux "clusters à risques" du variant britannique du coronavirus détectés en France

Evrard Martin
Janvier 8, 2021

À vrai dire, nul ne sait si le variant dit britannique est bien "britannique", comme le remarque l'épidémiologiste américain William Hanage, dans le magazine Science.

Par ailleurs, "trois cas de contamination par la variante '501.V2'", celle sud-africaine, "ont été confirmés par le Centre national de référence des infections respiratoires" en France, avait indiqué la Direction générale de la santé.

L'Angleterre et l'Écosse ont annoncé lundi leur reconfinement total face à l'envolée de l'épidémie de Covid-19, attribuée au nouveau variant du coronavirus qui circule au Royaume-Uni. Même s'il ne semble pas être intrinsèquement plus dangereux, le fait qu'il soit plus transmissible augmente le risque de saturation des hôpitaux par des malades de la Covid-19. Alors que la DGS avait annoncé jeudi avoir détecté deux clusters du variant britannique du virus, en Ile-de-France et près de Rennes, les analyses rendues publiques par l'Agence régionale de santé de Bretagne vendredi viennent nuancer le diagnostic. Baptisée SARS-CoV-2 VOC 202012/01, où VOC signifie "Variant Of Concern" ou variant inquiétant, elle est l'une des multiples évolutions du virus observée depuis février 2020 mais qui, avec cette fois une vingtaine de mutations simultanées a laissé pantois les chercheurs britanniques l'ayant identifiée.

En France, seulement " une dizaine de cas suspectés ou avérés " du variant britannique ont pour le moment été repérés, assurait mardi sur RTL Olivier Véran. C'est chez une personne travaillant dans deux établissements scolaires de la commune que la variante a été détectée. À Rennes, neuf personnes ont été déclarées positives à cette souche: sept résidents et deux professionnels de santé.

L'ARS Bretagne a été saisie pour mener les recherches de contact tracing et identifier les éventuels cas contact.

Un autre foyer de contamination potentiel a été repéré en Ile-de-France, à Bagneux, à partir d'"une personne travaillant dans deux établissements scolaires". "Il y a des mises en quarantaine lorsqu'il y a des doutes", a-t-il dit.

Une surveillance accrue de la circulation de ce variant (plus contagieux) a été mise en place, notamment dans les écoles. Dès à présent, " tous les tests PCR douteux pouvant suggérer qu'il s'agit du variant seront analysés sur nos plateformes pour dénombrer le nombre de cas", précise le ministre de la Santé.

Une campagne de test de ces vaccins quant à leur efficacité contre le 501Y.V2 est actuellement en cours en Afrique du Sud.

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