Ferroviaire: Alstom boucle l'acquisition de Bombardier

Xavier Trudeau
Janvier 30, 2021

Une belle acquisition. Le constructeur ferroviaire français Alstom est devenu, vendredi 29 janvier, le numéro deux mondial du secteur en bouclant le rachat de son concurrent canadien Bombardier.

Selon les termes du deal, Alstom va débourser au total 5,5 milliards d'euros pour racheter 100% de Bombardier Transport. A l'issue de cette opération, le chiffre d'affaires du français Alstom passera à 15,7 milliards d'euros, et son carnet de commandes sera d'un peu plus de 71 milliards d'euros.

La menace du chinois CRRC avait officiellement motivé le projet de fusion entre Siemens Mobility et Alstom, bloqué par la Commission européenne en février 2019. "Le marché de la fabrication de rails devrait croître à un TCAC de 2,3% d'ici 2025", indique le Groupe.

Le PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge, a salué la création d'"un nouveau leader de dimension mondiale centré sur la mobilité durable et intelligente".

Le groupe va employer environ 11 500 personnes en France, avec des ventes estimées à 3,2 milliards d'euros - dont 30 % destinés à l'export.

Dans l'opération, Alstom change d'actionnaire de référence, la Caisse des dépôts et de placement du Québec détenant désormais 17,5 % du capital, tandis que Bouygues est descendu à environ 6 %.

La branche transport de Bombardier apporte dans la corbeille de mariage la plus grosse usine ferroviaire de l'Hexagone.

Alstom et Bombardier étant jusqu'à présent en situation de quasi-duopole, leur association sera archi-dominante sur le marché français, où seuls Siemens et l'Espagnol CAF ont jusqu'à présent placé leurs produits. Le groupe est en négociation avec le Tchèque Skoda Transportation.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL